Média: Visite du Gepci dans les rédactions sinistrées

La délégation dispersée par un coup de feu au siège de ''Notre Voie''

Denis Kah Zion (Gepci): '' Le siège d'un journal ne saurait être pris en otage''
27/04/2011 | | Commenter l'article
4675
Le Président du GEPCI Dénis Kah Zion sur les cendres de l'imprimerie de la Refondation
La tournée de soutien et de compassion à l'endroit des différentes rédactions sinistrées au lendemain du changement de régime survenu le 11 avril 2011, de la délégation du Groupement des Éditeurs de Presse (Gepci) qui a démarré hier mercredi 27 avril 2011, a été freinée et dispersée par un coup de feu au siège du groupe ''La Refondation'', éditeur du titre ''Notre Voie''.

La délégation du Gepci, composée de 4 membres de cette structure, était conduite par son président Denis Kah Zion. Après une visite à l'imprimerie de la refondation, la délégation qui a été accueillie par les responsables de ce journal, notamment César Etou qui avait à ses côtés certains de ses collaborateurs, a été arrêtée au niveau du bureau du directeur des affaires administratives. Quand un individu en armes interpelle la délégation lui intimant l'ordre de mettre fin à la visite. Aussitôt, la délégation vient aux nouvelles: « Nous avons reçu l'ordre de sécuriser ces locaux, et nul n'a le droit d'y entrer sans une autorisation d'accès dument signée par les autorités du golf », a martelé l'homme en armes.

Les explications du président du Gepci n'ont pu rien changer à la position de l'élément en faction, qui a intimé l'ordre à la délégation de sortir des lieux. C'était sans compter avec la détermination de ces journalistes qui tenaient à poursuivre leur rencontre. « Il n'y a qu'à se rendre sur les cendres de l'imprimerie pour réaliser le niveau du gâchis. On est vraiment sur des cendres. Un bâtiment de presse ne peut pas être pris en otage par des hommes en armes. Nous serons à vos côtés», a déploré le président du Gepci. Il faut signaler qu'un coup de feu à contraint la délégation à quitter précipitamment les lieux. Pour l'heure, on est loin d'une éventuelle reprise chez les travailleurs de ''La Refondation'' qui invoquent plutôt des raisons de sécurité pour justifier leur absence du marché. Notons que cette visite a débuté au siège de la société de distribution de journaux, Edipress, qui a été complètement ravagée par les flammes au lendemain des combats qui ont abouti au changement de régime. Au point où ce service s'est trouvé un bureau de fortune dans les locaux de Fraternité Matin pour gérer les affaires courantes.

Tout comme Edipress, ce confrère a été également victime des affres de cette violence dont les marques y sont encore perceptibles. Appréciant cette visite à sa juste valeur, les responsables de ces deux structures ont marqué leur reconnaissance à l'endroit de cette délégation du Gepci. « Aujourd'hui, grâce au Gepci qui nous a prêté 2 ordinateurs, nous avons pu reprendre le travail. Nous n'avons pas encore pu atteindre notre vitesse de croisière. C'est vrai que Edipress a perdu ses murs, mais son âme demeure », a indiqué Urbain Lama, responsable des affaires administratives d'Edipress. Pour sa part, la Pca de Fraternité Matin, Mme Zunon Kipré a salué cette démarche: « ça fait chaud au cœur quand vous êtes dans le malheur de voir des frères à vos côtés. Malgré les affres subis, les agents de Fraternité Matin ont compris qu'ils doivent continuer à jouer leur rôle de média d'État ».

Germain Dja K

Germain Dja K.

|

  • SOURCE: L'inter
EN CONTINU
Previous ◁ | ▷ Next

Articles de la même catégorie

Videodrome

Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte