Football

Georges Weah cite Youssouf Fofana dans ses confidences sur sa carrière


Georges Manneh Opong Weah

Pour Georges Manneh Opong Weah, sa carrière de footballeur a véritablement démarré lorsqu’il a posé ses pieds sur le Rocher, lors de la saison 1987-1988.

 Georges Manneh Opong Weah a raccroché les crampons depuis 2003 et se consacre à la politique. Sénateur de Monrovia, la capitale de son Libéria natal, il est candidat à l’élection présidentielle de son pays, en octobre prochain, après deux premiers échecs. Adossé à son parti, le Congrès pour le changement démocratique (CDC), Weah croit en ses chances devant le vice-président Joseph Boakai.

Il consacre certes sa vie à la politique, mais n’oublie pas ce qui a fait de lui l’homme populaire : le football.

Pour le natif de Monrovia, ex-sociétaire du Tonnerre de Yaoundé (87-88), son transfert à l’AS Monaco au cours de la saison 88-89 a tout changé. Il a donc tenu à rendre hommage au club français : « Quand j’ai quitté l’Afrique, les gens là-bas disaient que j’allais échouer. Mais c’est ma grand-mère (celle qui l’a élevé : ndlr) qui m’a donné la force et la foi. Elle m’a dit : ‘’Tu peux, tu dois partir. Saisis ta chance. Fais ton travail, fais ce que tu aimes faire. N’écoute personne, Dieu seul sait ce qu’il fait’’. Alors, je suis parti. Comme on m’avait dit qu’en Europe il faisait très froid, j’ai été heureux de voir qu’à Monaco il y avait le soleil. J’étais surtout content d’arriver dans un pays où j’allais gagner ma vie en jouant au football (…) Là, j’ai senti que ma vie était lancée. Monaco, pour moi, ça été une porte ouverte, un cadeau de Dieu. Ce jour-là, le bon Dieu ne m’a pas seulement offert un pays pour y vivre. Il m’a aussi ‘’donné ‘’ des gens pour m’aider, pour me comprendre. Arsène Wenger, bien sûr, mais aussi le président Campora, Youssouf Fofana…Ils ont tous été là pour moi. Même le prince Albert, qui était jeune à l’époque, m’a beaucoup motivé. Chaque fois qu’il me voyait, il me disait : ‘’Continue à travailler comme ça et à bien jouer’’. Il m’a poussé à tout donner. Sans eux, je n’y serais pas arrivé. Monaco a lancé ma carrière. Ce n’était pas seulement une équipe. C’était ma vie, ma famille. Et je n’ai pas quitté le club (saison 91-92, pour le PSG : ndlr) parce que les choses se passaient mal, mais simplement parce que j’avais tout fait pour l’AS Monaco et que c’était l’heure de partir. Mais aujourd’hui encore, dans ma tête, Monaco reste ma terre… », a-t-il confié à L’Equipe.

 

Adolphe Angoua

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