Côte d’Ivoire

Hotété Bruno, le père de Max Gradel fait des confidences sur sa carrière

« Je le frappais tous les jours parce qu’il ne venait pas à l’heure à la maison après l’école »
« Je voulais qu’il devienne un haut cadre du pays, mais il a préféré le football »
Hotété Bruno, père biologique de l'international attaquant ivoirien Max Alain Gradel

En marge du tournoi communal doté du trophée Paul-Arnaud Zéhouri Bertin parrainé par l’international Max Alain Gradel à Divo, Linfodrome a rencontré son père biologique, Hotété Bruno, venu le représenter. Confidences.

Hotété Bruno, vous connaissez ? Certainement pas. Et pourtant, c’est le père biologique de l’international attaquant ivoirien Max Alain Gradel, récemment prêté par le club anglais de Bournemouth au Toulouse FC. Pourquoi ce dernier ne porte-t-il pas son nom ? « Il s’appelle Max Gradel, limitez-vous à cela », a coupé Hotété Bruno, le dimanche 13 août 2017, lors du lancement de la deuxième édition du tournoi communal doté du trophée Paul Arnaud Zéhouri Bertin, dont Max Alain Gradel est le parrain.

Justement, Hotété Bruno était à Divo pour représenter son fils. Une occasion pour Linfodrome de lui arracher quelques mots. Le père du footballeur en a profité pour retracer un peu son parcours. « Si vous voulez, je vais reprendre la vie de Max Gradel. Avant son départ en Europe, on était à Yopougon-Niangon. Je l’ai mis à l’école comme tout enfant. Actuellement, je suis avec son meilleur ami d’enfance. Les deux-là, quand ils déconnent, je les frappe, pourtant l’autre n’est pas mon fils. Tellement qu’il est collé à Max, quand l’un fait une erreur, je considère que ce sont les deux qui ont fait l’erreur. Donc je les corrige tous les deux », a-t-il introduit.

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Il a par la suite dit comment son fils est parti en Europe. « Sa mère qui était déjà partie en Europe, est venue le chercher et elle est partie avec l’enfant. Et là-bas, il est entré dans une école de football, à Saint Denis. C’est à Saint Denis qu’il a fait ses premiers pas. Et de là-bas, il a joué en Angleterre. Il avait déjà joué à Bournemouth ainsi qu’à Leicester City. Il y a un autre club dont je ne me rappelle plus le nom. Et c’est de là-bas qu’il est parti en France à Saint Etienne. En tout cas, il a fait les beaux jours à Saint Etienne. C’était monsieur un but par match. Il marquait à tous les matches », se souvient Hotété. Il ajoute : « Je suis son père, je ne veux pas le vanter, mais il est un exemple. Parce que quand je lui dis d’aller à l’école, après l’école, il ne vient pas à la maison. Il s’en va jouer. Et je le frappe tous les jours parce qu’il ne vient pas à la maison à l’heure. Il avait formé son club. Je rêvais qu’il devienne un haut cadre du pays. Mais lui, a préféré le football. Et c’est là qu’il est parti, avec le football dans ses pieds. Donc arrivé en France, il n’a pas souffert. Sa maman l’a mis dans un centre à Saint Denis et il a progressé. C’est son histoire ».

Pourquoi n’a-t-il pas déconseillé le club anglais de Bournemouth à Max Gradel au moment où il devait quitter Saint Etienne et qu’il respirait la grande forme ? « C’est lui qui joue, je ne suis pas dans son cœur, je ne suis pas dans sa tête. Il a trouvé bon de quitter le club. La décision lui appartient. Moi je ne peux que le suivre. C’est lui seul qui sait pourquoi il veut partir. Donc il est parti de Saint Etienne pour Bournemouth. Nous regrettons qu’il soit vraiment parti ».

 

Adolphe Angoua 

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Adolphe ANGOUA

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  • SOURCE: Linfodrome
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