Tout sur l'infortune des étrangers en Guinée-Equatoriale

Can 2012 La vie à Malabo


Depuis la découverte d'importantes réserves de pétrole en 1999, en Guinée-Equatoriale, ce petit Etat d’Afrique centrale accueille de grands groupes tels Total ou Mobil.

Conséquence, on constate une ruée de nombreux ressortissants de pays étrangers vers ce pays à la recherche de fortune. Si l’embellie pétrolière fait le bonheur d'une minorité notamment les autorités politiques et une certaine couche de la population, cela n'est pas le cas pour bon nombre d'Equato-Guinéens qui vivent la croix et la bannière. Raison toute trouvée, pour la plupart d’entre eux, de justifier leur hostilité aux étrangers. Surtout à ceux en provenance de la sous-région. Pourtant, les Asiatiques et Européens sont épargnés par ce comportement. « Les Asiatiques et Européens sont ceux qui détiennent les grands marchés. C'est également eux qui offrent les emplois à tout le monde », a confié un jeune ivoirien, parti à l'aventure dans ce pays, pour expliquer cette politique de ''non-agression'' à l'endroit de cette frange d'étrangers résidant en Guinée-Equatoriale.

A l'occasion de quelques détours dans la capitale de Malabo, nous nous rendons compte que la peur de l'étranger est perceptible partout. Comme un fiel, une certaine haine ‘’des gens venus d’ailleurs’’ est en train de s'emparer dangereusement des ressortissants de ce pays. « Nos ressources ne sont pas à partager. Quand on n’avait pas de pétrole, personne ne partageait ses ressources avec nous. Il faut que les étrangers qui sont chez nous le sachent. Nous n'accepterons pas qu'ils viennent occuper tous nos emplois», n'avait de cesse de répéter un Équato-Guinéen, conducteur du taxi, que nous avions emprunté. Le constat est donc clair. La vie d'un étranger dans ce pays est parsemée de difficultés. Même ouvrir une boutique relève d’un casse-tête chinois. A cela s'ajoutent l’exorbitant prix fixé pour l’acquisition d’une carte de séjour (800 mille F cfa) et les intempestives rafles assorties de fortes amendes. «Dans ce pays, les rafles n'ont pas d'heure. Et on ne prévient pas. Lorsqu'un étranger est raflé, on l'astreint au paiement d'une somme de 100 mille F cfa comme amende », a déploré Ilboudo Rachad, un Burkinabé travaillant pour une société de manutention.

Avant de révéler que lorsque vous êtes pris pour adultère, vous êtes immédiatement condamné à vous acquitter d'une amende de 500 mille F cfa. Certains droits élémentaires de l'homme ne sont pas respectés ici». Chose curieuse aussi, aucun transfert d'argent via l'étranger n'est autorisé à partir de ce pays . « Il faut adresser une demande d'autorisation de transfert d’argent aux autorités. Demande d'ailleurs qui ne donne toujours rien », a fustigé un restaurateur ivoirien résidant à Malabo. Comme quoi la vie n'est pas du tout la rose en Guinée Equatoriale.

F.YASSOUA envoyé spécial à Malabo

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