Côte d’Ivoire

CNO, Taekwondo, ACNOA : Le Général Lassana Palenfo sort de sa réserve et explique tout aux présidents de Fédération

Crise CNO-FITKD : « Bamba Cheick avait promis qu’il n’organiserait pas d’Ag élective »
« Je suis toujours le président de l’ACNOA »
Le Général Lassana Palenfo (au centre) est sorti de réserve après plusieurs mois de silence

L’intendant général, Lassana Palenfo, président du Comité national olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CIV) et président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA) est sorti de sa réserve, le mercredi 17 janvier 2018, lors d’une rencontre avec les présidents de fédération, au siège du CNO-CIV. Il en a profité pour leur expliquer tout sur la crise CNO-FITKD et l’actualité de l’ACNOA. Suivons-le !

Election au CNO : « Nous allons mettre en place un comité de supervision »

J'ai reçu les membres du Comité national olympique de Côte d'Ivoire, c'est-à-dire les présidents des fédérations nationales. Nous avons échangé parce que nous aurons très prochainement le renouvellement du bureau exécutif du Cno-Civ. Nous allons mettre en place un comité de supervision pour organiser cette élection en toute transparence. Dans les jours à venir, vous aurez la composition de ce comité et ses attributions.

Crise CNO-FITKD : « Bamba Cheick avait promis qu’il n’organiserait pas d’Ag élective »

Beaucoup d'encre et de salive ont coulé ces derniers mois sur le différend qui oppose le Comité national olympique de Côte d'Ivoire à la Fédération ivoirienne de Taekwondo (Fitkd). Je veux être très clair. Le Cno-civ n'interfère pas dans la gestion des fédérations, si des membres de cette fédération, ne l'ont pas saisi. Il y a eu un problème à la Fitkd. Le Comité olympique de Côte d'Ivoire a été saisi par des membres de cette fédération sur certains points relatifs à la modification des statuts et à la volonté du président de briguer un troisième mandat. Et que le prétexte avancé par le président de la Fitkd était qu'il a remporté deux médailles aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. Or les textes de la Fédération disent qu'après deux mandats successifs, on ne peut pas briguer un troisième mandat. Lorsque nous avons reçu la lettre de ces membres de la Fitkd, nous avons invité Bamba Cheick Daniel au Cno-civ. Je l'ai reçu en présence de mes vice-présidents pour lui présenter la plainte et ce qu'on lui reproche. Je lui ai dit: ''il serait souhaitable que vous ne soyez pas candidat, que vous ne fassiez pas ces élections et qu'il faut les reporter pour que nous puissions régler le problème. Il m'a dit : ''il n'y a pas de problème''.

Mieux, en Côte d'Ivoire lorsqu'il y a une assemblée générale élective au sein d'une fédération, on écrit au ministère des Sports et au Cno-civ qui envoient chacun un représentant. Ils assistent à cette élection pour l'entériner par la suite. Cela n'a pas été le cas. Bamba Cheick avait promis qu'il n'organiserait pas cette Ag élective. Mais il l'a fait. Quand nous l'avons appris, nous lui avons écrit pour lui dire que c'est illégal parce que les textes de la fédération disent qu'après deux mandats, on ne peut pas briguer un troisième mandat. On doit partir pour revenir 4 ans après si on veut briguer un autre mandat. Parce qu’au cours du cycle olympique pendant lequel vous avez modifié les textes, vous ne pouvez pas être candidat au poste de président de la fédération ivoirienne de Taekwondo. Vous devez laisser passer ce cycle pour revenir une autre fois. C'est-à-dire pendant le quadriennal suivant.

Ce que la Fédération internationale de Taekwondo a dit au Général Palenfo

C'est alors qu'intervient la Fédération internationale pour nous dire qu'il faut pardonner à Bamba Cheick Daniel. Et que nous lui avons dit qu'il y a l'éthique au niveau de la fédération et au niveau des arts martiaux, il ne peut donc pas le faire. Parce qu'on a fait confiance à M. Bamba en lui disant que la Côte d'Ivoire doit organiser la Finale des Grands prix pour laquelle il faut un financement important. C'est l’État de Côte d'Ivoire qui peut le faire… Si vous le suspendez, il ne pourra pas l'organiser et c'est toute l'Afrique qui va perdre… donc on vous prie de bien vouloir le laisser organiser cette compétition.

J'ai donc dit, nous sommes dans les arts martiaux, j'accepte votre demande. Si vous voulez qu'il organise la Finale des Grands prix, on le laisse le faire pour ne pas qu'on perde. La Côte d'Ivoire a les moyens et les compétences. Nous acceptons qu'il organise, mais selon les textes de la fédération, quand il aura fini d'organiser la compétition, il doit partir. Parce que même si tu changes les textes, pendant l'olympiade au cours de laquelle tu l'a fait, tu ne peux pas être candidat.

Je leur ai dit si vous avez peur que ce soit mal organisé, nous avons les compétences pour le faire. Parce que lorsqu'on a organisé les Jeux de la Francophonie, le président de la République a nommé un ministre pour le faire. Ils ont dit (la Fédération internationale) comme c'est Monsieur Bamba Cheick qui a fait les démarches…J'ai dit d'accord, il organise mais quand il finit, il s'en va et nous faisons les élections.

C'est pour cette raison que lors de la rencontre avec Monsieur Mamadi Diané, nous avons autorisé monsieur Bamba Cheick Daniel, à organiser les Finales des Grands prix et la Coupe du monde par équipes nationales 2017.

La proposition du Général Palenfo à la Fédération internationale

Le Cno-civ n'a rien contre M. Bamba Cheick Daniel. Quand il y a eu le problème au handball et à la boxe, ils ont saisi le Cno-civ qui ne se saisit pas directement. Et même quand la fédération internationale doit intervenir, elle se renseigne auprès du Cno pour savoir un certain nombre de choses. Lorsque le Cno est saisi, nous intervenons conformément aux textes, à savoir la loi de Côte d'Ivoire et la loi internationale.

Au départ, on devait suspendre la fédération de Taekwondo. Si on le faisait, la Côte d'Ivoire ne pouvait pas participer encore moins organiser la Finale des Grands prix. Les athlètes aussi ne pouvaient pas y participer. Cela les aurait pénalisés. Ils n'allaient pas pouvoir aller aux Jeux olympiques de Tokyo. C'est pourquoi nous avons pris la décision de suspendre le président Bamba Cheick Daniel et son comité directeur, mal élus. Cela pour permettre à la Côte d'Ivoire d'organiser la Finale des Grands prix, de participer à cette compétition, à travers nos athlètes. C'est la proposition que j'ai faite au président de la fédération internationale.

Or entre temps, des sanctions avaient même été prises contre certains membres de la fédération de Taekwondo qui étaient contre sa décision de briguer un troisième mandat. Il y a des principes qu'il faut respecter dans le sport. Nous avons plusieurs fédérations sportives en Côte d'Ivoire. Si chacun s'autoproclame président, ce ne sera pas bien. Il y a des règles et des lois qu'il faut respecter. De Ouassenan Koné à ce jour, tous ceux à qui il a succédé à la fédération, sont partis. Ils ne se sont pas accrochés.

Nous n'avons rien contre Bamba Cheick Daniel. Parce que le Comité olympique ne se saisit d'une affaire que s'il y a des membres d'une fédération qui nous saisissent sur des points précis. Bamba Cheick Daniel a organisé l'assemblée générale élective qui n'a pas été convoquée dans les délais réglementaires, il a été mal élu. En attendant l'élection du nouveau président, nous avons mis en place un comité ad-hoc pour gérer les affaires courantes. Ensuite, on passera le flambeau au président qui sera élu pour assurer la continuité.

L’affaire ACNOA

Je faisais mon quatrième mandat au poste de président de l'Association des comités nationaux olympiques d'Afrique (Acnoa) qui regroupe les 54 comités olympiques du continent. Cela contre monsieur Kalkaba Malboum du Cameroun. Il a été relevé deux fauteS d'éthique contre lui. Le Comité exécutif de l'Acnoa a donc transmis une lettre à la Commission d'éthique pour décider. En disant si M. Kalkaba est blanchi, on reprend les élections, mais s'il est reconnu coupable, M. Palenfo continue son mandat de président de l'Acnoa. Actuellement, M. Kalkaba a saisi le Tribunal arbitral du Sport (Tas) à Lausanne. Tant que cette affaire est encore au Tas, nous ne pouvons décider sur cette affaire. En conséquence, aujourd'hui, je demeure le président de l'Acnoa jusqu'à ce que le Tas décide.

Dans la presse, les journaux ont parlé de malversations et de beaucoup d'autres choses. Nous n'avons pas répondu parce que tant que le problème est au niveau du Tas, nous ne pouvons rien dire. Mais je suis toujours le président de l'Acnoa et je continue de gérer l'Association. Nous pensons que d'ici un ou deux mois, le jugement va se faire. En février, mars ou avril, on ne sait pas. Mais toujours est-il que si M. Kalkaba est blanchi, on reprend les élections. S'il n'est pas blanchi, moi, je continue. En attendant, je continue à gérer l'Acnoa et à effectuer toutes les autres missions au nom de l'Association.

C'est pourquoi d'ailleurs, je pars demain (jeudi 18 janvier 2018) à Abuja où se trouve le siège de l'Acnoa, pour mettre en place le budget et régler d'autres problèmes parce que depuis décembre dernier (2017), j'ai eu des problèmes de santé. Compte tenu de mes problèmes de santé, j'ai délégué mes pouvoirs à mon vice-président. Je reviens dans 48 heures… Je dois aller aussi en Algérie où doit être organisé les Jeux de la jeunesse en juillet prochain. Nous devons signer une convention avec le Cap Vert pour les Jeux de plage en 2019…

 

Adolphe Angoua

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Adolphe ANGOUA

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  • SOURCE: Linfodrome
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