Depuis la Belgique

Guiagon Parfait change d’identité et massacre son père et les dirigeants de l’Africa Sports

« Mon père va dire du n’importe quoi sur Rigo et Lallié, j’étais à Mossikro, tu n’as rien fait pour nous»
« J’ai fini ma saison, que l’Africa me laisse tranquille »
Guiagon Parfait qui répond désormais au nom de Lallié Karl Parfait en veut à son père Guiagon Séa et aux dirigeants de l'Africa Sports d'Abidjan

Réagissant à la sortie de son père, Guiagon Séa, dans le quotidien Le Sport, qui lui demande de revenir jouer en Côte d’Ivoire, la pépite de l’Africa Sports d’Abidjan, Guiagon Parfait, qui a désormais changé d’identité et de nationalité, a posté une vidéo sur les réseaux sociaux en taclant dangereusement son géniteur et le club vert et rouge, non sans prendre fait et cause pour son ex-entraineur Rigo Gervais et son manager Lallié Michel dont il porte désormais le nom.

Guiagon Parfait a parlé. Il a beaucoup parlé.

Dans une vidéo balancée sur les réseaux, le joueur de l’Africa Sports d’Abidjan, Guiagon Parfait, qui se trouve actuellement en Belgique, après une série de tests à Monaco et FC Barcelone, a accusé les dirigeants du club ivoirien de lui nuire. Il n’épargne pas son père biologique, Guiagon Séa. Il l’accuse de l’avoir lâché pour prendre fait et cause pour l’Africa Sports d’Abidjan.

Pour toutes ces raisons, il a changé de nationalité. Il est devenu Français, non sans changer de nom. Son patronyme est désormais Lallié, le nom de son mentor Lallié Michel. Il répond désormais au nom de Lallié Karl Parfait.

Lire aussi cet article: Le président Alexis Vagba dit tout sur le transfert de Guiagon Parfait au FC Barcelone

Dans un français approximatif, Guiagon Parfait, pardon, Lallié Karl Parfait, tire dans tous les sens. Suivez-le.

« Je vois, il y a des choses qui se racontent sur ma vie. Aujourd’hui, j’étais couché au salon, j’ai vu, je causais avec l’un de mes amis, il m’a dit que Parfait, tu as vu ce que ton papa a mis dans les journaux ? Affaire de ton manager avec coach Rigo. J’ai vu ça, moi, ça m’a fatigué, parce que depuis que je suis venu en Europe, vous même vous connaissez un peu où je suis parti. Je suis parti à Monaco, je suis parti à Barcelone. A Monaco, ça été un échec, mais ce n’est pas à cause du foot, à cause de mes papiers administratifs. Vous-même, vous le savez, j’ai 16 ans, c’est tout dernièrement que je viens d’avoir 17 ans…Je suis allé au Barca, mon visa devait se périmer le 28 octobre (2017). J’avais déjà fait un mois, je crois. Ils m’ont demandé de rester encore une semaine. Or mon visa se périmait le 28. Donc, je suis rentré à Paris. C’est comme ça, Roger Boli est rentré en contact avec mon manager, de venir ici en Belgique. Donc je suis venu par train en Belgique. En Belgique, je suis allé, non, je ne dirai pas le nom du club. Là, je vais commencer à jouer. Même si ce n’est pas cette saison. Je sais que cette saison, elle est morte, mais la saison prochaine, je vais commencer à jouer, parce que là, je suis Français. Donc, tranquille quoi, vous voyez.

« C’est l’Africa qui est le problème »

Actuellement, c’est l’Africa qui est le problème. L’Africa ne veut pas me laisser jouer. L’Aftrica refuse de me libérer, l’Africa refuse de me laisser m’entrainer. Mais comme j’ai des managers qui sont forts, je fais des entrainements individuellement, avec des préparateurs physiques. Je suis venu en Belgique, j’étais logé à l’hôtel, je partais à l’entrainement et tout. Un jour, le club a organisé un test contre les réserves de Brugge qui étaient premiers du championnat. Là-bas, j’ai cartonné, donc le club a décidé de me faire signer pro, pas en réserve. Parce que j’étais en réserve, je suis parti m’entrainer une ou deux semaines avec les pros. Là-bas, j’ai cartonné. Donc, c’est comme ça, l’histoire est partie. Mes papiers français n’étaient pas encore finis. Le manager qui était là, a parlé mal à ma mère. Ma mère lui a dit, le problème, ce n’est pas de signer les contrats parce que d’un, je ne pouvais pas signer de contrat, l’âge mineur. Parce qu’en ce moment, mes papiers français n’étaient pas encore sortis. Donc le problème c’étaient mes papiers français. Parce que moi, je sais que si j’ai mes papiers français, il y a trop de clubs, je connais mon talent. Ce n’est pas que je bluffe, mais quand tu travailles-là, tu sais de quoi tu es capable. Le menuisier-là, il sait comment il va faire pour faire ses meubles. Quand tu sais préparer, tu sais préparer. Le manager a parlé mal à ma mère, que lui, il ne veut pas se mêler de ça, tout et tout. Maintenant, ma mère était fâchée, elle m’a dit ça. Un agent qui va gérer ta carrière plus tard, et il te parle mal comme ça. Ma mère, elle devrait rentrer à Paris. Au jour d’aujourd’hui, quand un manager a besoin d’un joueur, c’est lui qui met les moyens en place. Ma mère a dit qu’elle devarit rentrer à Paris pour aller à Nantes, parce que c’est à Nantes qu’on fait les adoptions. Le manager parle mal à ma mère. Il lui dit que tu penses que ton fils est Messi ou quoi ? Moi, je ne suis pas Messi, mais je suis Parfait. Messi, c’est Messi, moi, c’est moi. Il a parlé mal à ma mère devant moi, je n’ai pas aimé. Quelqu’un qui va gérer ta carrière, qui doit bien parler de toi, que mon joueur est fort, il te met la confiance, quand c’est comme ça, toi-même tu sais que tu dois puiser au plus profond de toi sur le terrain, mais c’est lui qui te parle mal, ou bien parce que je suis un Africain ou quoi ? J’ai mes droits.

« Je suis tombé sur des agents africains qui m’aiment »

C’est comme ça, je ne voulais plus travailler avec lui. Je suis tombé sur…, non, je ne dirai pas le nom. Je suis tombé sur des agents qui m’aiment, qui sont des Africains comme moi. Mon père, je dis pourquoi mon père, parce que mon manager aujourd’hui est mon père. Je suis son fils. Je vous dirai mon nouveau nom au milieu de l’histoire ou vers la fin. C’est comme ça, ma mère est partie à Paris, aller déposer mes papiers qui venaient de la Côte d’Ivoire à Nantes. Pour que je puisse m’entrainer avec mon club en Belgique. Je ne passe plus de test, je suis pris maintenant. Mon club qui est en Côte d’Ivoire, l’Africa Sports, devait envoyer un papier, une autorisation pour que je puisse m’entrainer ici, et parler d’argent après. Je crois 200 000 euros. Quelque chose qui devait faire 135 000 millions (135 000 millions de francs cfa : ndlr), je crois, pour un joueur qui sort de nulle part. Un an en arrière, j’étais à Mossikro (Yopougon). Vous-même vous connaissez, je galérais pour aller à l’entrainement. 135 000 millions comme ça. Moi-même, je n’ai rien à voir dedans. Rien ! Roger Boli qui était en contact avec le manager Liechtenstein avec lequel j’ai décidé de ne plus travailler, qu’est-ce qu’ils vont faire ?

« Roger Boli et son ami achètent l’Africa, c’est ce que j’ai appris »

Le manager (Liechtenstein : ndlr) décide d’aller acheter l’Africa parce que l’Africa a mon contrat. Un contrat même qui est nul, parce qu’un enfant de 15 ans ne peut pas signer un contrat. Un enfant de 15 ans signe une licence amateur pour pouvoir jouer. Mais qu’est-ce l’Africa a fait ? Comme ils ont vu que j’étais déjà allé à Monaco et que je suis revenu, ils m’ont fait passer pro à 15 ans, quelque chose qu’ils n’auraient pas dû faire. C’est invalide. Je ne suis pas joueur de l’Africa Sports, j’ai 15 ans, j’ai fini ma saison. Que l’Africa Sports me laisse tranquille. Maintenant, Roger Boli et son ami Liechtenstein vont à l’Africa, ils achètent l’Africa, c’est ce que moi, j’ai appris. L’Africa ne veut pas me laisser m’entrainer. Le club a juste demandé d’envoyer des papiers qui m’autorisent à m’entrainer parce que le jour où il y a des contrôles FIFA, peut-être le club peut descendre (en division inférieure : ndlr) à cause de moi. Je n’ai même pas encore fait mes preuves en Europe. Ce n’est pas à cause d’un Africain qu’un club qui existe depuis 20 ans, va descendre en D5 ou je ne sais quoi. Le club demande mes papiers à l’Africa Sports pour juste m’entrainer, après vous allez parler affaire d’argent. L’Africa refuse de donner les papiers. Le président de l’Africa, Vagba Alexis, refuse de signer les papiers.

« Mes nouveaux managers sont forts, ils sont puissants »

Maintenant, je suis là, je ne m’entraine pas. C’est dans ce cas-là, je crois bien qu’on était en décembre (2017 : ndlr), dans les temps de fête-là, ils ont laissé tous les joueurs rentrer. En janvier, mon manager qui est mon père, est parti à Abidjan voir Vagba Alexis. Vagba a refusé sous prétexte qu’il voulait rendre justice à Jacques. Avant ça, Vagba était venu ici en Belgique. Ils l’ont fait venir ici en Belgique, Roger Boli et l’autre manager blanc. Il a signé des papiers pour pouvoir me bloquer, m’empêcher de m’entrainer, comme l’Africa a mon contrat. Mes nouveaux managers aussi sont forts, ils sont puissants. Chaque matin, ils viennent me chercher, je finis l’entrainement. Je vais à l’entrainement, à partir de 13 heures et je finis à 16 heures. J’ai tout le temps. Ma performance, elle est toujours-là, même si je ne joue pas de match, je sais de quoi je suis capable. A Monaco, je n’ai pas joué de match, au Barca, je n’ai pas joué de match. Quand je suis venu ici, en Belgique, j’ai joué un match. Ceux qui étaient là-bas savent ce qui s’est passé. L’Africa ne veut pas me laisser m’entrainer, et le pire, c’est qu’ils veulent mettre mon père biologique dedans. Mon père, toi, tu es mon papa, je t’ai appelé, je t’ai dit papa, ne te mêle pas de tout ce qui se passe. Je suis ton fils. Regarde-moi. C’est vrai que l’Africa, les gars vont t’appeler pour te parler. Ils vont vouloir t’expliquer des choses, pour vouloir me nuire. Mais je t’ai parlé, je t’ai dit que papa, reste tranquille. Où nous sommes-là, les papiers français ne sont pas encore sortis, j’ai toujours 16 ans. C’est comme si je suis toujours Guiagon.

« Je ne sais pas ce qu’ils sont allés dire à mon père »

Le club ne peut pas gagner de l’argent si mes papiers ne sont pas encore sortis. Je ne sais pas ce qu’ils sont allés dire à mon père. Moi, je suis ton fils, je t’ai parlé. Au lieu de te mettre de mon côté, tu te mets du côté de l’Africa Sports. L’Africa qui refuse à ton fils de s’entrainer pour vouloir même briser sa carrière. Parce que si tu n’es pas fort dans la tête, tout ce que je vis-là, tu ne peux pas vivre ça. Tu ne peux pas partir au FC Monaco, après tu vas partir à Barcelone et puis tu vas venir en Belgique. Après Barcelone même, il y a beaucoup de clubs qui voulaient me voir, l’Inter Milan, tous les grands clubs que vous connaissez. City (Manchester City : ndlr), même actuellement, City est sur moi, mais on ne parle pas de ça. On ne parlera pas de ça, parce que là, je suis déjà en Belgique. Je veux jouer. En Belgique, c’est première division. A City, ça va être encore les centres de formations. Je ne veux pas être comme ça. Je veux que le monde entier sache de quoi je suis capable et ce que je vaux. L’Africa ne veut pas me laisser jouer. Maintenant, ils implantent (sic) mon père dedans. Ils mettent mon père dans l’affaire, vous voyez.

« Mon père va dire du n’importe quoi sur Rigo et Lallié, j’étais à Mossikro, tu n’as rien fait pour nous»

Maintenant, qu’est-ce que mon père fait ? Il va dire du n’importe quoi sur Rigo et Lallié, des gens qui m’ont aidé. J’étais à Mossikro, tu n’as rien fait pour nous. C’est parce que je ne peux pas rentrer dans notre histoire de famille pour vous raconter des choses. Tu n’as rien fait. Je n’étais personne, il y a un an en arrière. En 2015, je n’étais personne. Janvier 2015, je n’étais personne. Qui me connaissait, personne ne me connaissait. Rigo Gervais m’a pris. L’histoire avec Rigo Gervais, ce n’est pas aujourd’hui. Il m’a pris, j’étais à Mossikro, je ne jouais nulle part, on ne me connaissait nulle part. Je devais même partir au village. Il m’a pris, il m’a mis chez lui à la maison. Il a payé mon école. Toi, tu es mon papa, tu étais là, tu sais tout ça là. Il me nourrissait, il faisait tout. Aujourd’hui, Rigo Gervais est tombé sur Lallié, Lallié m’a pris chez lui, il m’a mis à la Palmeraie (Riviera Palmeraie : ndlr). Un enfant qui quitte à Mossikro, il va au Nouveau Quartier (Yopougon : ndlr), il vient à la Palmeraie. A la Palmeraie même je n’étais personne encore. Il m’a pris, il m’a mis à la Palmeraie, parce qu’il a dit, s’il me laissait à Yopougon, ce n’était pas bon. Parce que vous-même vous savez. Ceux qui habitent Yopougon savent. Affaire de femme, quand tu joues les comités et que tu es bon, les filles sont sur toi. Donc il m’a pris pour me mettre chez lui. Quelqu’un qui fait tout ça pour ton enfant, aujourd’hui, tu parles mal de lui.

« Je ne sais pas ce que l’Africa a donné à mon père (…) tu as préféré suivre l’Africa, suis-les !»

Ton enfant prend avion, il s’en va en Europe, tu veux le faire revenir en Afrique pour jouer à l’Africa. Ce n’est pas comme si ton enfant n’a rien eu. Il a eu club, mais comme ses papiers français n’étaient pas encore sortis, donc il ne pouvait pas jouer. Je ne sais pas ce que l’Africa a donné à mon père, ou ils ont mis quoi dans sa tête, aujourd’hui, il se met avec l’Africa, il parle mal de Rigo Gervais avec tout ce qu’il a fait. Moi, je n’ai pas un mauvais cœur. Moi, je regarde tout ce qu’ils ont fait. Même si toi, tu es mon papa, je t’ai parlé, je dis d’être de mon côté. Tu n’as pas été de mon côté, tu as préféré suivre l’Africa Sports, suis-les. C’est bien. Il y a des gens qui vont regarder cette vidéo, ils vont penser que je suis comme ça ou bien on me met des trucs dans la tête. On ne me met pas des trucs dans la tête. C’est ce que je vis, je vous dis. Je ne suis pas un enfant, j’ai 17 ans. Bientôt, je vais avoir 18 ans je vais être indépendant. Donc je vous dis la vérité. Moi, je suis ton fils, je t’ai parlé, de me suivre, tu suis l’Africa Sports. L’Africa qui ne veut pas laisser ton fils s’entrainer (un), ça tu le sais, ils ne sont pas d’accord avec le contrat qu’on leur a proposé. Ils veulent beaucoup tellement que c’est eux qui connaissent l’argent. Moi-même, je suis le joueur, je joue, je n’ai rien. Moi, dans ma tête-là, c’est ballon, c’est ballon je vais jouer. Je sais où je vais commencer à toucher mon argent. C’est un faux contrat. J’ai 15 ans, le club européen, il sait. Mais ils se disent quoi ?

« Aujourd’hui, c’est gâté, c’est allé à la FIFA. Ils n’ont qu’à enlever leur affaire d’Africa dans mon CV»

Comme l’enfant a joué là-bas, ils veulent vous donner quelque chose, vous ne voulez pas. Aujourd’hui, c’est gâté, c’est allé à la FIFA. On attend le résultat. Ça va se gâter de suite. C’était pour vous dire, ceux qui me suivent ne savent pas ce que je vis aujourd’hui. Je vais vous faire visiter la maison. Un joueur qui n’a jamais joué championnat, on prend maison au bord de la mer pour lui. Je vis dans une maison, je ne peux pas vous dire le prix de la maison, parce que ça va vous rendre fous. Je suis là tranquille, je m’entraine. Ils n’ont qu’à régler leur affaire d’Africa. Ils vont enlever ça de mon CV je vais commencer à jouer. Les supporters de l’Africa, ça va vous faire mal, mais c’est la vérité.

« Aujourd’hui, je suis Français, je m’appelle Lallié Karl Parfait»

Parce que moi, je ne peux pas rester-là, Africa, Africa, et puis, moi, ma carrière est bloquée. Or je sais que je suis capable d’aller loin. Aujourd’hui, je suis Français, je ne suis plus…Mes papiers ivoiriens ne sont pas encore sortis. Donc je suis Français actuellement. Je m’appelle Lallié Karl Parfait. Je suis Français actuellement, c’est quand je vais rentrer en Côte d’Ivoire, je vais faire mes papiers ivoiriens. Cette année, elle est morte, c’est l’année prochaine je vais commencer à jouer, mais je ne vous dirai pas mon club parce que là, le club fait beaucoup trop pour moi. Je ne veux pas que les gens viennent gâter tout, mélanger tout ».

 

Adolphe Angoua

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

Adolphe ANGOUA

|

  • SOURCE: Linfodrome
Previous ◁ | ▷ Next
Shutterstock.com INT
Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte