Côte d’Ivoire

Crise à la FIF/ Me Roger Ouégnin (Asec) révèle : « Le président (Ouattara) m’a appelé… »

« Je suis de tous les régimes »
« J’aurais pu être ministre des sports, j’ai refusé »
Le président de l'Asec Mimosas, Me Roger Ouegnin, lors de la réunion du GX à la Nouvelle Pergola

Au cours de la réunion organisée, le samedi 23 juin 2018, à la Nouvelle Pergola, par le GX, la coalition des clubs réclamant le départ du président de la FIF, Augustin Sidy Diallo, Me Roger Ouegnin, président de l’Asec Mimosas a fait certaines révélations.

Plus rien n’arrête Me Roger Ouegnin, le président de l’Asec Mimosas, dans sa volonté d’éjecter Augustin Sidy Diallo du fauteuil de président de la Fédération ivoirienne de football (FIF). A la faveur de la réunion du GX organisée, le samedi 23 juin 2018, à la Nouvelle Pergola, celui qui se fait appeler « l’ancêtre » des présidents de clubs ivoiriens a encore dégainé contre Sidy Diallo. « Il faudra que d’une manière ou d’une autre, ces gens qui gèrent la Fédération, on les dégage. Pourquoi ? Parce que vous gérez vos clubs, vous avez besoin qu’on vous instruise (…). Il faut absolument qu’on les dégage pour qu’on puisse organiser des séminaires, pour qu’on utilise l’argent du football pour permettre à vos grands clubs de grandir. », a dit Roger Ouegnin, lors de son intervention.

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Le président du Conseil d’administration de l’Asec Mimosas a saisi cette occasion pour rappeler à tous qu’il avait été sollicité par Alassane Ouattara, l’actuel président de la République, au moment où il avait été nommé Premier Ministre par Feu le président Félix Houphouët Boigny, pour être le ministre des sports, mais qu’il a refusé. «  Moi, je me suis toujours battu pour le football, pour les clubs…Hayatou l’a reconnu, les présidents de fédération l’ont reconnu. Moi, je suis un homme club. Vous pensez que je n’aurai jamais pu être président de Fédération ? J’aurais pu. J’aurais pu être ministre des sports, j’ai refusé. Je suis de profession libérale, je suis un homme libre et j’ai un club, mon club (Asec Mimosas : ndlr). Et j’ai voulu faire de mon club un modèle. En 1990, quand le président Houphouët Boigny nomme le président Alassane Ouattara, à l’époque, Premier Ministre. Il doit constituer son gouvernement, c’est moi qu’il appelle en premier, pour être son ministre des sports. Diby (René Diby, ex-ministre des sports : ndlr) attendait dans l’antichambre. Si j’avais accepté, je n’aurais jamais été président. Sachez-le, il y a beaucoup de gens, j’ai refusé d’être ministre. Moi, j’ai refusé, parce que ce n’est pas mon job. Moi, je suis de profession libérale. Et je dis, mais il est vivant aujourd’hui. », a dit l’ancêtre avant d’ajouter qu’il n’a pas de problème avec un quelconque régime. « Et ils disent quoi ? Je ne suis pas aimé par le régime. De quel régime ? Moi, je suis de tous les régimes… »

Le géniteur de la méthode chinoise a également rappelé ses faits d’arme face à Simplice De Messé Zinsou, ex-président de l’Africa Sports d’Abidjan. « A l’époque, qui aurait pu affronter Simplice, le gendre du président de la République (Feu Félix Houphouët Boigny : ndlr). Moi, je l’ai fait. Je l’ai amené devant le tribunal. Il a fallu que le président Houphouët Boigny intervienne directement pour me demander de laisser tomber. Parce que j’avais dit que je laisse tomber à deux conditions : que mon père me dise de me retenir et que le président Houphouët Boigny me dise de me retirer. Si l’un des deux me disait de continuer, j’aurais continué. Mais les deux m’ont demandé de me retirer, je me suis retiré. Donc, je vous dis, en 90, le président Alassane Ouattara, c’est moi qu’il a consulté en premier, pour être son ministre des sports. Et je lui ai dit, monsieur le Premier Ministre, à l’époque : « Laissez-moi où je suis. Voilà mes projets pour l’Asec. Et je veux faire de l’Asec un modèle. Laissez-moi et je serai plus utile à mon pays si vous me laissez là où je suis. Je n’ai pas eu tort, nous étions en 1990. Nous sommes aujourd’hui en 2018. Je suis encore là, celui qui avait été nommé après moi (le ministre René Diby : ndlr), il n’est plus là (il n’est plus ministre des sports: ndlr)… ».

Sur la même lancée, Roger Ouegnin a relevé son apport au football ivoirien. « En 2015, je n’étais pas dans la salle, à la présidence quand on a récompensé les Eléphants. Mais le ministre des sports de l’époque a dit mon nom devant tout le monde. Que la réussite en 2015 était aussi dû à mon travail et à celui de mon collaborateur, qui entre temps, m’a trahi (Jean Marc Guillou : ndlr) et qui est devenu maintenant l’associé du chargé du matériel de l’équipe nationale de 90 (Augustin Sidy Diallo, actuel président de la FIF : ndlr), l’intendant de 90. Parce que vous avez mis à la tête de la Fédération un intendant. Ce n’est pas un président, c’est un intendant. Il était intendant en 1992 de Dieng (Feu Dieng Ousseynou, ex-président de la FIF : ndlr), et on l’a mis président de la Fédération en 2011. Donc le président de la République (Alassane Ouattara : ndlr), ancien Premier Ministre sait qu’en 90 j’ai refusé le poste de ministre des sports pour être président de club (Asec Mimosas : ndlr). »

 

Adolphe Angoua

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Adolphe ANGOUA

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  • SOURCE: Linfodrome
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