Football

Après avoir accusé la Fif de blanchiment d'argent : Salif Bictogo suspendu


Salif Bictogo, président du Stella club d'Adjamé (D2), est suspendu de toute activité relative au football pendant deux ans. Peu importe que cette activité soit administrative, financière, technique, sportive ou autre. Cette décision, prise par la Commission de discipline de la Fédération ivoirienne de football (Fif) en sa session du jeudi 3 août 2018, sanctionne le président du Stella pour propos diffamatoires et injurieux.

Pour les faits, lors d'une conférence de presse tenue le 10 juillet 2018, Salif Bictogo avait déclaré ceci : « les justificatifs donnés par Sory Diabaté, lors de cette Ago (Assemblée générale ordinaire de la Fif du 23 juin 2018 : Ndlr), ne tiennent pas la route. On ne doit pas justifier l'injustifiable. Sortir 3.800.000.000 de Fcfa des caisses de la Fif, c'est du blanchiment d'argent que la Fif a fait ». Le dirigeant de club avait, à cette occasion, ajouté ceci : « Une caisse qui fait sortir 3,8 milliards de Fcfa pour une fédération, c'est énorme. Ce genre d'acte équivaut à un blanchiment d'argent. Quand on veut blanchir l'argent, on fait tout en espèce. Il n'y a aucune traçabilité (…) On ne fait jamais de finex pour sortir avec de l'argent en espèce, surtout avec 3,8 milliards. On ne sort jamais de la Côte d'Ivoire avec un tel montant. C'est interdit. C'est seulement par transfert de banque. Si vous allez avec une mallette d'argent, c'est du blanchiment d'argent ». Sur la base de ces allégations rapportées par les médias, la Commission de discipline l'avait invité à comparaître devant elle le 1er août 2018, à 15h00.

Dans son communiqué, disponible sur le site de la Fif, la Commission de discipline révèle que « dans sa logique de défiance envers les instances de la Fédération ivoirienne de football, Monsieur Salif Bictogo a refusé, pour des raisons qui lui sont propres, de comparaître pour se faire entendre », alors qu'une notification dans ce sens lui avait été adressée par voie d'huissier le 25 juillet 2018 et par mail le 27 juillet 2018. C'est après avoir constaté « la carence du mis en cause que la Commission a statué sur pièce » en invoquant l'article 110 du code disciplinaire, qui stipule que « celui qui, par quelque moyen que ce soit, notamment des gestes ou des propos injurieux, porte atteinte à l'honneur d'une personne, peut se voir infliger les sanctions établies par ledit code ». En plus de leur caractère diffamatoire et injurieux, la Commission présidée par Me Raux-Yao Kouassi Athanase estime que les propos tenus par Salif Bictogo constituent « un manquement grave à l'obligation de subordination, donc de respect, ainsi qu'à celle de loyauté que les associations membres d'une fédération doivent à leur fédération » (article 18 de la Fif), « principes consacrés par la Caf et la Fifa ».

 

                                                                                                   Litié BOAGNON

 

 

Litié Boagnon

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  • SOURCE: L'inter
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