Côte d’Ivoire

Crise clubs-FIF/ Koné Cheick Oumar : « Sidy Diallo, Ivosep c’est pour lui, il n’a qu’à décrisper la situation »

« Dans les funérailles de mes parents, il a été toujours-là »
« Tout le monde sait ce qu’il m’a fait »
Koné Cheick Oumar (débout) pense que tout le monde doit mettre balle à terre, y compris le président de la FIF

Koné Cheick Oumar a fait, le samedi 11 août 2018, lors d’une conférence de presse, un véritable aveu sur la crise qui secoue le football ivoirien. Il a notamment cité les instigateurs qu’il a présentés comme les sorciers. Face à l’enlisement de la situation, il demande au président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Augustin Sidy Diallo, de décrisper l’atmosphère en levant les sanctions de tous les dirigeants qu’il a suspendus, comme l’a fait le chef de l’Etat, en graciant récemment 800 prisonniers.

Guidé par « son honnêteté intellectuelle », l’ex-président de l’Africa Sports d’Abidjan, Koné Cheick Oumar, a fait une sortie médiatique pour cracher ses vérités. Et il n’a épargné personne. Même pas lui-même, le « fondateur du GX » qui regroupe les clubs frondeurs. Il reconnait avoir déclenché cette crise lorsque certains présidents de clubs sont allés lui présenter les condoléances, après le décès de sa génitrice. Il reconnait également tout ce que le président de la FIF, Augustin Sidy Diallo, lui a fait, en le suspendant à vie de toute activité liée au football. Mais il n’oublie pas non plus, les gestes pleins d’ « humanismes » que ce dernier a posés. Notamment lorsqu’il a perdu sa mère et aussi quand il était grabataire en France.

Lire aussi cet article: Koné Cheick Oumar : "Roger Ouegnin, Jacques Anouma et moi sommes les vrais sorciers"

« Je lui dis merci, malgré tout ce qui nous sépare (…) Tout le monde sait ce qu’il m’a fait »

« Je veux saluer aujourd’hui, et là, il faut que je le dise, moi, j’ai une honnêteté intellectuelle. J’étais à Paris malade. J’ai eu la visite du président Sory Diabaté de la part du président Sidy Diallo, pour venir apporter sa compassion à un frère malade. Ça m’a fait beaucoup plaisir…L’argent n’est rien. On peut dire, il m’a donné quelque chose, oui, mais je m’en fous, ce n’est pas l’argent. Mais le geste de se lever, de prendre avion, de venir avec des médicaments pour moi, et puis de me les donner là-bas et me dire yako, je lui dis merci, malgré tout ce qui nous sépare. Tout le monde sait ce qu’il m’a fait et ce qu’il continue de me faire. Mais je vous dis, ça, c’est un acte fort. Il y a ce qu’on fait sur le plan sportif, sur le plan professionnel et il y a ce qu’on fait sur le plan humain. Et c’est sur ce plan humain-là, je ne peux pas dire qu’il m’a déjà manqué. », a-t-il déclaré à la presse, avant de poursuivre : « Dans les funérailles de mes parents, il a toujours été là, on va dire, Ivosep c’est pour lui, d’accord, mais l’avion-là, ce n’est pas pour lui, la France-là, ce n’est pas pour lui, pour dire qu’il va se déplacer pour me dire yako. Ça, c’est autre chose. Mais là-bas là, ce n’est pas lui. Donc vraiment, dites-lui merci. Mais ça ne veut pas dire s’il gâte, je ne vais pas lui dire quand même. Donc, je vais lui dire merci. »

Pour les CAN 2019 et 2021, « Il faut décrisper la situation »

Koné Chieck Oumar pense qu’il faut mettre balle à terre, comme l’a fait le chef de l’Etat, en graciant récemment 800 prisonniers. Il demande donc à Sidy Diallo de suivre l’exemple de son oncle, son « tonton », comme aime le dire le PCA de l’Asec Mimosas, Me Roger Ouegnin. « Maintenant-là, où on va, il faut décrisper la situation. Le chef de l’Etat, vient de décrisper une situation…Si lui qui est le premier, prend des risques comme ça, il décrispe, il fait amnistie, tout, ce n’est pas nous au football qui allons crisper. Nous, on est qui ? », s’est interrogé l’ancien patron des Aiglons. Et de continuer sur sa lancée. « C’est pour cela que moi, je dirai à mon frère Sidy Diallo, président de la Fédération, de décrisper aussi. Les sanctions qu’il prend beaucoup, il n’a qu’à laisser maintenant. Moi-même là, il m’a sanctionné jusqu’à, il est fatigué, il n’a qu’à laisser. »

Koné Cheick Oumar a souligné que ces sanctions ne peuvent pas l’empêcher de parler, mais pour l’intérêt du football ivoirien, que le président de la FIF laisse tomber tout. « Ça ne peut pas m’empêcher de parler. Donc il n’a qu’à laisser…Il n’a qu’à gracier. Il n’a qu’à montrer qu’il est un père de famille. Lui, il suit son oncle, il laisse tout à Dieu, pour le bien du football ivoirien. Nous tous, on va le suivre dans ça. Aujourd’hui, il faut qu’on aille dans ce sens. Moi, je suis venu faire cet appel à mes frères. Arrêtons cette crise qui n’est pas une vraie crise. Arrêtons de suivre les intérêts personnels des uns et des autres, et puis, pensons au bonheur du football ivoirien. Mettons-nous ensemble. Asseyons-nous, discutons du football ivoirien, parlons de comment la Côte d’Ivoire ne va pas louper 2019, parlons de comment la Côte d’Ivoire ne va pas rater 2021 sur son terrain et parlons d’une Côte d’Ivoire au Qatar au 2022 en demi-finale au moins »

 

Adolphe Angoua

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

Adolphe ANGOUA

|

  • SOURCE: Linfodrome
Previous ◁ | ▷ Next

LES ARTICLES LES PLUS LUS

Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte