Côte d'Ivoire

Coronavirus : Max Alain Gradel dit tout sur l’affaire INJS et dénonce un acharnement, sa mise en garde aux amateurs des fake news

« Il faut arrêter de faire des histoires pour rien »
« Nous, on a des personnes qui travaillent pour nous, qui seront obligées de prendre leurs responsabilités »
26/03/2020
Coronavirus : Max Alain Gradel dit tout sur l’affaire INJS et dénonce un acharnement, sa mise en garde aux amateurs des fake news
Max Alain Gradel

L’international footballeur ivoirien Max Alain Gradel revient sur l’affaire INJS relative à la mise en quarantaine manquée du mardi 17 mars 2020 des passagers en provenance de France. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, il dénonce l’acharnement des personnes qui cherchent à lui nuire et les met en garde.

Depuis l’affaire l’INJS dans laquelle il a été cité dans une vidéo en même temps que d’autres personnalités du pays, l’international attaquant ivoirien de Toulouse FC, Max Alain Gradel, est voué aux gémonies sur les réseaux sociaux. Il y a même des fake news qui circulent sur lui. Pour éclairer la lanterne de tous sur ce qui s’est passé, le mardi 17 mars 2020, à l’INJS, il a s’est exprimé dans une vidéo publiée par le confrère First Magazine.

Dans cette vidéo, Gradel dit être là pour éclairer trois sujets le concernant. « Premièrement, l’affaire INJS. Mon nom a été cité dans une vidéo, comme quoi, j’ai refusé de me soumettre au test. Ce qui est faux. Ce jour-là, je suis arrivé à 18 heures à Abidjan. De 18 heures jusqu’à minuit, j’étais à l’aéroport. Quand j’ai fini à l’aéroport, je me suis rendu à l’INJS…Arrivé là-bas, il y avait déjà un scandale pas possible. C’est ainsi qu’on nous a demandé de rentrer chez nous, qu’il y a des médecins qui allaient nous contacter dans les jours qui allaient suivre. C’est ainsi que je suis rentré chez moi. Maintenant, qui a fait quoi derrière, qui a dit quoi, ce n’est pas mon problème. On m’a autorisé à rentrer, je suis rentré. Quelques jours plus tard, les médecins nous ont contactés. Je suis allé faire mon test à l’INJS, j’ai fait ce que j’avais à faire. Je suis rentré chez moi. Tout cet acharnement derrière, qui a fait quoi, pourquoi…ça ne sert à rien. Il faut arrêter de créer des histoires pour rien. Voilà ce que j’avais à dire sur ce sujet-là. J’espère avoir été clair sur ce sujet », a expliqué Max Gradel.

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Selon le footballeur, des personnes profitent de la situation pour lui nuire en divulguant de fausses informations. « Deuxièmement, il y a des personnes aujourd’hui, qui profitent de la situation pour divulguer de fausses informations, des fake news. Je ne sais pas ce que vous gagnez en faisant ça. Ça ne sert à rien, il faut arrêter. Parce qu’en ce moment-là, on est dans une situation très fragile. Donc ce n’est pas le moment de faire ce genre de choses. Et puis, dites-moi, vous qui vous comportez ainsi, qu’est-ce que ça vous apporte ? », interroge-t-il.

Max Gradel a également raconté qu’une photo prise dans un super marché en France datant de 3 ans, a été utilisée sur les réseaux sociaux pour salir son image. « J’ai même vu une photo que j’ai prise dans un super marché en France, il y a 3 ans. J’ai même vu quelqu’un la poster maintenant en disant que Max Gradel est en train de faire ses courses dans un supermarché, malgré la mise en quarantaine. Mais c’est méchant de faire cela, parce que vous salissez l’image des gens gratuitement comme ça », a-t-il souligné, avant faire une mise en garde voilée : « Mais nous, on a des personnes qui travaillent pour nous, qui seront obligées de prendre leurs responsabilités. Après, on va demander pardon, il faut laisser tomber. J’ai comme l’impression que vous ne mesurez pas l’ampleur de vos actes…Vous faites ça dans l’intention de nuire ».

Visiblement affecté par tout ce qui se raconte sur lui, Max Gradel recommande un changement de mentalité. « Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, on cherche à gâter, à nuire. En Côte d’Ivoire, on peut détruire une personne moralement, physiquement en moins de 24heures et on s’en félicite. Je pense qu’il faut changer cette mentalité. Ça ne sert à rien. Aujourd’hui, on est en train de s’entraider pour voir comment faire face à ce virus, comment se serrer les mains et s’unir ».

Pour terminer, il demande de « suivre les consignes des médecins et des personnes qualifiées pour éviter que ce virus fasse plus de dégâts ».

 

Adolphe Angoua

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Adolphe ANGOUA

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  • SOURCE: Linfodrome

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