Réconciliation nationale: Les partisans de ''IB'' s'interrogent

Ben Rassoul, Porte parole: «Nous sommes victimes d'exclusion»
24/03/2012
IB est mort : l'assaut des FRCI lui a été fatal. 28-04-2011 - AFP
Onze mois après la crise post-élecxtorale et la mort tragique de leur leader, les partisans du sergent-chef Ibrahim Coulibaly dit ''IB'', se signalent. Ils réclament leur implication dans le processus de réconciliation et leur réintégration à la vie de la nation, se sentant exclus de tout, depuis l'accession au pouvoir du président Alassane Drmane Ouattara.

Les proches du père de l'ex-rébellion ivoirienne estiment s'être délibérément inscrits dans l'esprit de la réconciliation prôné par le chef de l'Etat, malgré la mort de leur chef, tué le 27 Avril 2011, deux semaines après la chute de Laurent Gbagbo, qu'il avait aidé à combattre. Mais, ces fidèles de ''IB'' soulignent avoir le sentiment d'être “victimes à la fois de vengeance et d'exclusion de la part du nouveau pouvoir''. Sinon, “comment comprendre qu'on refuse la réintégration de ceux des nôtres qui occupaient des fonctions dans l'administration publique notamment dans le milieu des finances, de la police et de l'armée'', se demande Ben Rassoul Timité, le porte-parole de l'ex-patron des commandos invisibles d'Abobo. En effet, après moult tentatives pour réintégrer leurs fonctions, qu'ils estiment avoir perdues arbitrairement sous le régime de l'ex-président déchu, ces proches de ''IB'' disent demeurer encore dans l'incertitude à ce jour. Ben Rassoul, porte parole de ''IB'' affirme regretter cette injustice à leur endroit et s'offusque qu'ils aient à payer le prix de leur fidélité à leur défunt chef à un moment où les nouveaux dirigeants inscrivent la réconciliation comme une priorité dans leur quotidien. Lui et ses camarades de lutte soulignent ne pas regretter cette fidélité, réclamant leur part dans l'avènement de la démocratie en Côte d'Ivoire, ''même si d'aucuns feignent de ne pas l'admettre''. «Nous sommes victimes d'exclusion et de vengeance. C'est dommage, et si on refuse de réintégrer les anciens fonctionnaires, ce n'est pas pour les exilés pro-IB qu'on ferait quelque chose», lancent Ben Rassoul et ses camarades, qui nous ont joint pour crier leur indignation. Malgré tout, les proches de ''IB'' disent ne veulent pas désespérer. Toutefois, ils s'interrogent sur la volonté réelle des nouveaux dirigeants à aller à la réconciliation. “Cette réconciliation tant prêchée est une illusion ou une réalité?”, demandent les pro-IB en exil. Qui se disent, résolument inscrits dans la dynamique de ce retour à la normalité, en espérant que sera mis fin le plus rapidement possible ''l'injustice qui fait souffrir des familles entières ayant pourtant voté ou oeuvré pour l'avènement du président Ouattara''.

F.D.BONY

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