Après le transfèrement de Gbagbo Ouattara ne veut plus de la Cpi


Alassane Ouattara a dit qu’il « préfère que la justice soit rendue en Côte d’Ivoire ». (Ph. d’Archives)
Le président ivoirien, Alassane Ouattara a accordé une série d’interviews avant et pendant sa récente visite d’Etat en France. Avec les confrères de France 24 et de Radio France internationale (Rfi), il a répondu, vendredi 27 janvier 2012, à des questions aussi bien nationales qu’internationales.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara a accordé une série d’interviews avant et pendant sa récente visite d’Etat en France. Avec les confrères de France 24 et de Radio France internationale (Rfi), il a répondu, vendredi 27 janvier 2012, à des questions aussi bien nationales qu’internationales. Sur celles se rapportant à la Justice, il apparaît dans les réactions du chef de l’Etat ivoirien qu’il ne veut plus d’intervention de la Cour pénale internationale (Cpi) dans les affaires ivoiriennes après que son prédécesseur y a été transféré le 29 novembre 2011. A la lecture de l’Interview, on se rend bien compte que les journalistes ont cherché à tirer les vers du nez d’Alassane Ouattara. En clair, les interviewers voulaient savoir si l’interviewé allait remettre d’autres Ivoiriens, notamment ses proches, à la Justice internationale. Des préoccupations que tout journaliste digne de ce nom se devait de poser surtout à un moment où des informations récurrentes annoncent la prochaine inculpation de pro-Ouattara par la Cpi. Après plusieurs questions de relance, les confrères ont, apparemment, obtenu de leur invité, ce qu’ils recherchaient. « Tout de même, la question que tout le monde se pose est de savoir si la justice sera impartiale ? Est-ce qu’elle jugera les militaires Frci qui ont commis des crimes ? ». A cette question directe, le chef de l’exécutif ivoirien répond ceci : « Vous savez, pour moi, il n’y a pas de distinction entre Ivoiriens. Ne commençons pas à dire les Ivoiriens de tel bord ou de tel bord. Ce qui a créé, précisément, les problèmes de la Côte d’Ivoire. La question de l’impunité. Il n’y aura pas d’impunité. Il y aura un traitement égal de tous les citoyens. Nous avons mis en place une commission nationale d’enquête qui finira son travail fin février-début mars. A l’issue de cela, le rapport sera transmis à qui de droit. Et les juges pourront appeler devant les tribunaux ceux qui ont commis les crimes. Ils seront jugés selon nos lois ». Cette réponse amène le journaliste à le relancer. « Y compris éventuellement les Com’zones des Forces nouvelles ? », demande-t-il. M. Ouattara de réagir par une question. « Pourquoi voulez-vous qu’il y ait des exceptions ? Pourquoi vous voulez les indexer a priori ? ». Un des journalistes reprend la parole et lui fait savoir que « parce qu’il y a eu Duékoué ». « Oui, il y a eu Duékoué. Mais attention, Duékoué était un problème ethnique, un problème foncier. C’était pendant la guerre. Moi, je ne veux pas prendre partie. J’attends de voir le rapport », affirme le locataire du Palais présidentiel ivoirien. Une autre remarque du confrère : « Il y a eu également Abobo ». Alassane Ouattara abonde dans le même sens en reconnaissant qu’ « effectivement, il y a eu Abobo, il y a eu Yopougon. Attendons de voir le rapport de la Commission nationale d’enquête. Au vu de cela, les juges se prononceront ». Les journalistes posent d’autres questions, mais n’oublient pas de revenir à la charge. Une fois de plus. « Il y a deux mois, vous avez reçu Moreno Ocampo, Procureur de la Cour pénale internationale. Si demain, des leaders militaires sont inculpés, est-ce qu’ils seront jugés en Côte d’Ivoire ou à la Haye ? », redemande un journaliste. Réponse d’Alassane Ouattara. « C’est une question que nous continuons d’examiner. Alors entendons-nous bien. Frci veut dire les ex-Fds et les ex-Fafn. Les deux travaillent ensemble. Les enquêtes concernent tout le monde. Aussi bien ces deux forces que d’autres personnes, même des civils ». Les journalistes semblent ne pas être satisfaits. « Est-ce que les gros poissons iront à la Haye et les petits sur place ? », insiste un interviewer. « Moi, je ne suis pas dans une situation où je veux anticiper sur ce qui va se passer. Une chose est certaine, nous allons examiner ces cas. Je préfère que la justice soit rendue en Côte d’Ivoire. Nous n’en avions pas les moyens. Et si dans quelques semaines, dans quelques mois, nous en avons les moyens, nous préférerons juger les uns et les autres en Côte d’Ivoire », déclare, sans faux-fuyant, l’ex-Directeur général-adjoint du Fonds monétaire international (Fmi). « Vous n’aviez pas les moyens de juger Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire ? », l’interroge encore le journaliste. « Non, Laurent Gbagbo, c’est autre chose. Quelle qu’aurait été notre décision, nous aurions été accusés de ne pas avoir une justice impartiale. La Cour pénale internationale est une cour indépendante. C’est que la justice est totalement impartiale. J’ai préféré pour ma part remettre ce cas entre les mains de la Cour pénale internationale. Pour les autres, nous sommes en train d’examiner la question », souligne M. Ouattara. Qui a répondu à d’autres préoccupations. Il a réaffirmé que le prochain chef du parlement ivoirien sera de son parti. Alassane Ouattara est revenu sur la question du départ ou du maintien de Soro Guillaume à la Primature. Les prochaines présidentielles en France, la présence des entreprises françaises en Côte d’Ivoire, les conséquences de la crise mondiale sur son pays… n’ont pas occultées.

SYLLA A.

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