Nouvelle Constitution/ Alassane Ouattara : « Nous voulons transmettre le pouvoir à une nouvelle génération en 2020 »

Ce qu'il a dit de Soro
Alassane Ouattara s'est félicité de l'adoption de l'avant-projet de Constitution par l'Assemblée nationale
Alassane Ouattara est tout heureux après le vote de l'avant-projet de Constitution par l'Assemblée nationale, le mardi 11 octobre 2016.

Il en était si ravi qu'il a livré ses premières impressions à l'occasion du lancement officiel de la campagne pour l'entrée de la Côte d'Ivoire au Conseil de sécurité des Nations Unies, en qualité de membre non permanent, qui a eu lieu hier après-midi au Plateau.

Saisissant la tribune à lui offerte à l'occasion de cette cérémonie, qui s'est tenue à la salle des conférences du ministère des Affaires étrangères, il est allé jusqu'à livrer le résultat du vote, comme pour prendre à témoin les chancelleries étrangères, présentes dans la salle, de l'adhésion massive des parlementaires au processus. « 239 « Oui », 8 « contre » et 2 « abstentions » sur 249. C'est dire à quel point l'Assemblée nationale a compris le message que nous avons construit pour notre pays », s'est félicité le président de la République, s'écartant ainsi de l'objet de la cérémonie du jour.

Et le chef de l’État d'ajouter : « L'Assemblée nationale vient de donner son accord par plébiscite ». Il a, par la suite, indiqué qu'après le vote, il s'est entretenu, par téléphone, avec le président de l'Assemblée nationale et le président du Pdci, Henri Konan Bédié. Il a salué l'apport des deux personnalités à l'atteinte de ce premier objectif. Il a notamment souligné s'être concerté avec son aîné Bédié à chaque étape du processus d'élaboration de l'avant-projet. « Notre souci, c'est de transmettre le pouvoir à une nouvelle génération en 2020. Qu'il n'y ait pas de doute là-dessus », a martelé Ouattara. Il a répété qu'il s'agit pour eux, de « préparer les prochaines générations ».

Le chef de l’État a, par ailleurs, fait savoir que ce projet de Constitution, s'il venait à être voté massivement par le peuple le 30 octobre 2016, devrait « apporter à notre pays des perspectives de stabilité et de paix ». Avant de plonger de plain - pied dans « l'actualité constitutionnelle », il avait longuement justifié le sens de la candidature de la Côte d'Ivoire comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies en 2018-2019. En postulant pour ce siège, la Côte d'Ivoire, a dit le chef de l’État, veut faire profiter de son expérience en matière de sortie de crise. « Tirant les leçons de notre histoire, nous voulons, à notre tour, aider d'autres peuples à retrouver la paix. Nous voulons partager notre expérience en matière de sortie de crise », a-t-il avancé.

Et Alassane Ouattara d'ajouter : « Notre expérience peut faire avancer considérablement les opérations de maintien de la paix ». Car, a-t-il renchéri, « notre pays est porteur d'un idéal de paix universelle ». Il a annoncé que la Côte d'Ivoire est disposée à fournir en casques bleus, les troupes des Nations Unies. Le président Ouattara a aussi exprimé sa gratitude au Conseil de sécurité des Nations Unies pour l'assistance qu'elle a apportée à la Côte d'Ivoire lors de la « crise douloureuse de 2010-2011 ».

Rappelons que la Côte d'Ivoire a déjà été membre non permanent du Conseil de sécurité de l'Onu en 1964-1965 et en 1990-1991. Elle ambitionne donc d'y revenir, 25 ans après y avoir siégé pour la dernière fois.

Assane NIADA

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Assane Niada

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  • SOURCE: Soir info
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