Procès Gbagbo-Blé Goudé à La Haye: Bernard Houdin et un proche de Ouattara s'empoignent sur TV5


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Invités du journal Afrique de TV5 Monde Afrique le vendredi 10 novembre dernier, Bernard Houdin et Adama Diomandé ont failli en venir aux mains tant les deux proches, l'un de Laurent Gbagbo et l'autre d'Alassane Ouattara, étaient opposés sur la question du procès de l'ancien président ivoirien.

A la question de savoir si les invités du jour pensaient que le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé est un procès crédible, Bernard Houdin n'a pas manqué de dénoncer une justice à deux vitesses et aux ordres. «C'est un procès qui est tout sauf crédible. Et depuis quelques jours, on a appris grâce aux fuites qui ont été publiées dans la presse, en particulier des documents officiels de la France. Et j'ai le document avec moi ici, le fameux mail qui est envoyé le 11 avril 2011 à 10h 40 du matin à Paris, c'est-à-dire 8h 40 à Abidjan. Et ce sont les Français qui relaient à M. Ouattara les propos de M. Ocampo (Ex-procureur de la CPI au moment des faits,NDLR), qui demandent à ce que Ouattara ne relâche pas Gbagbo», a relaté le conseiller spécial de l'ancien chef d'Etat ivoirien. Qui s'étonne que le procès de Laurent Gbagbo ait été organisé avant même son arrestation. Faux! Retorque Adama Diomandé pour qui le procès de Laurent Gbagbo est le procès de la crise postélctorale. «Gbagbo était le président de la République de Côte d'Ivoire qui a refusé de reconnaître le resultat d'une élction gagnée largment par Alassane Ouattara», fait savoir ce cadre du RDR.

«Pour ce qui concerne la Côte d'Ivoire avec la CPI, je suis formel. La Constitution ivoirienne interdisait d'envoyer un citoyen ivoirien. Ça vaut pour M. Ouattara. Par contre, M. Ouattara avait tous les critères en tant que président au Golf et s'était donc donné la direction des FRCI. Il est responsable du massacre de Duékoué», rappelle Bernard Houdin. Il n'en faut pas plus pour que la tension monte. Visiblement agacé par cette énième sortie du conseiler de Gbagbo, Adama Diomandé demande de laisser la CPI faire son travail sans toutefois se substituer à la Cour. « Nous n'allons pas remplacer la Cour pénale internationale. M. Gbagbo a fracassé son pays. Il a fait plus de 3000 morts. Il a dit qu'il ira jusqu'au bout. Qu'il aille au bout à La Haye. C'est ça le vrai problème. On fait comme si M. Gbagbo n'a rien fait», s'est insurgé le proche d'Alassane Ouatatra.

David YALA

David YALA

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  • SOURCE: Linfodrome
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