Mandats d’arrêt, extraditions / Commissaire Abadinan :

« Interpol ne s’ingère pas dans les affaires politiques »


30/06/2012
En prélude à l'inauguration officielle du bureau régional Interpol d'Abidjan, le 7 juillet prochain, les commissaires Abadinan et Angui ont présenté leur structure au cours d'une conférence de presse le jeudi 28 juin 2012.

Le nouveau Bureau régional Interpol de l’Afrique de l’ouest basé à Abidjan sera inauguré le samedi 7 juillet prochain en présence du chef de l'Etat. L'information a été annoncée le jeudi 28 juin dernier au cours d'une conférence de presse à la direction de la Police nationale au Plateau, par le commissaire Abadinan Yao Kouassi, directeur par intérim dudit Bureau.

Répondant aux préoccupations des journalistes sur les compétences d’Interpol dans l'exécution des mandats d’arrêt lancés contre les pro-Gbagbo par le pouvoir d'Abidjan, voici sa réponse :« Interpol ne s’ingère pas dans les affaires politiques. Ce genre de question se gère au niveau diplomatique. Toutefois, lorsque les mandats d’arrêt sont lancés, il y a un cabinet de juristes à Lyon, en France, qui les analyse et donne son avis ». Interpol n’intervient pas non plus dans les affaires religieuses, militaires et raciales, a-t-il expliqué. « Nous agissons dans le cadre des infractions de droits communs. Et, lorsque nous sommes saisis, on arrête le mis en cause et on l’extrade », a ajouté le commissaire. Qui se réjouit de la réouverture du bureau régional Interpol de l’Afrique de l’Ouest.

Toute chose qui permettra, selon lui, de lutter efficacement contre la grande criminalité transfrontalière avec son lot de braquages de véhicules et de trafic de drogue. Présent à cette conférence, le commissaire Angui Eboi Alain, chef du bureau central national Interpol Côte d'Ivoire, a indiqué que Interpol souffre du manque de célérité dans la transmission de l'information.

Tout en soulignant que tout citoyen peut saisir ses services, il a souhaité que cela se fasse immédiatement après les braquages de véhicule, afin de permettre à la police de retrouver rapidement les malfrats et les objets volés. Ouvert le 6 septembre 1994, le Bureau régional d'Abidjan a dû fermer en mai 2011, à cause de la crise post-électorale.

C'est après un plaidoyer du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko, à la réunion des chefs de police, des chefs de service de sécurité et des ministres en charge de la sécurité dans l'espace CEDEAO, du 25 au 30 juillet 2011 à Abuja, au Nigeria, que le retour du bureau régional à Abidjan a été acquis.

H.O

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