Abidjan

Danièle Boni Claverie (Présidente de l’URD) : « Il serait irréaliste de ne pas associer le président Laurent Gbagbo à tout processus de réconciliation »

« Les Ivoiriens sont nostalgiques d’une Côte d’Ivoire apaisée »
La présidente de l'URD, Danièle Boni Claverie (au centre)

La présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD), Danièle Boni Claverie, a animé une conférence de presse, le mercredi 3 janvier 2018, à son domicile, à la Riviera Golf pour mettre le doigt sur certaines réalités du pays.

La présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD), Danièle Boni Claverie, a reçu la presse ivoirienne, le mercredi 3 janvier 2018, à son domicile, sis à la Riviera Golf. Pour la circonstance, elle a bénéficié du soutien du vice-président du Front populaire ivoirien (FPI), Tchéidé Jean Gervais et de Konan Kouadio Siméon dit KKS. Voici in extenso la déclaration de Mme Danièle Boni Claverie.

Mesdames et Messieurs les journalistes

Très chers membres de la Direction du Parti,

Merci d’avoir répondu à notre invitation. L’URD vous a conviés à cette conférence de presse pour vous livrer ses réflexions sur la situation socio politique et économique que connaît notre pays et nous allons le faire en forme de bilan ce qui épouse bien l’air du temps en ce début d’année.

De nombreux points nous interpellent même si le discours officiel nous affirme que tout va bien en Côte d’Ivoire. L’harmonie et la cohésion sociale, nous dit-on, seraient le partage de tous les Ivoiriens. Les fonctionnaires seraient tellement heureux qu’ils n’éprouveraient plus le besoin de revendiquer d’où la signature d’une trêve sociale de 5 ans qui met ainsi entre parenthèse le caractère démocratique du droit à la grève. Le niveau de chômage des jeunes serait en net recul, des milliers d’emplois se créant chaque année. Le dialogue politique entre le Pouvoir et l’opposition ne serait plus d’actualité, les uns et les autres ayant trouvé un modus vivendi sur les grands dossiers.

« Près de 300 détenus politiques croupissent dans les geôles »

Vous vous en doutez, notre lecture est bien différente et même si nous ne voulons pas nous cantonner dans le seul rôle de Cassandre, à jouer les oiseaux de malheur, le climat social délétère nous contraint à parler. Abidjan s’illumine de mille feux mais la joie des fêtes ne sera pas partagée par la majorité de nos compatriotes. Près de 300 détenus politiques croupissent dans les geôles ivoiriennes, civils et militaires, et notre culture du pardon ancrée dans nos traditions s’accommode mal d’un tel acharnement. Des milliers d’Ivoiriens sont encore en exil et n’envisagent pas leur retour parce qu’ils ont peur d’être persécutés ou harcelés. Des fonctionnaires et non des moindre restent toujours sans affectation (ambassadeurs, préfets, fonctionnaires des finances publiques) alors que leurs capacités mises au service du pays seraient un atout supplémentaire pour la nation qui a besoin des bras de tous ses enfants pour se développer.

7 ans après la prise du pouvoir par le Président Alassane Ouattara, deux camps sont toujours face à face et l’un d’entre eux reste toujours indexé, celui des pro Gbagbo, alors qu’il ne devrait plus y avoir qu’un seul camp, celui des Ivoiriens réconciliés. C’est bien la preuve que la réconciliation n’est pas effective et jusqu’ici, le gouvernement n’a pas démontré sa volonté de trouver des réponses immédiates, sincères et apaisantes pour que la paix sociale et un climat de confiance s’instaurent enfin. Est-ce utopique de rêver à une trêve des cœurs en cette période où l’on formule des vœux.

« Le pouvoir refuse à Mme Simone Gbagbo de recevoir des visites »

Pendant que le Président malien se réconcilie en grande pompe avec ATT, donnant ainsi à toute l’Afrique une leçon de sagesse et d’humilité, ici le Pouvoir refuse à Mme Simone Gbagbo de recevoir des visites en cette période où les marques d’humanité devraient se multiplier.

Comment comprendre ce procès d’assises où le Ministre Hubert Oulaye se retrouve condamné à 20 ans de prison sans preuves tangibles. La justice des vainqueurs a encore triomphé. Pourquoi ce harcèlement, à tel point que le Président Wodié a rompu le silence – et ce n’est pas un fait anodin – pour qualifier cette décision de « monstrueuse ». « Le temps » a-t-il dit « est venu de tourner la page ». « 2 maux » a-t-il encore indiqué « minent notre société, le mensonge et la corruption » et j’en ajouterai un 3ème, la méchanceté. Même l’OIDH (l’Observatoire Ivoirien des Droits de l’Homme) estime que ce procès n’a pas suffisamment mis en lumière la relation entre l’accusé et les faits et juge cette condamnation « lourde et incompréhensible ».

Les Ivoiriens sont las, les Ivoiriens sont fatigués, les Ivoiriens sont nostalgiques d’une Côte d’Ivoire apaisée, fraternelle avec des valeurs fortes où l’exemplarité jouerait un grand rôle.

Est-ce utopique d’envisager 7 ans après la crise, une amnistie générale qui effacerait beaucoup de peines et de rancœur et de procéder à une réelle indemnisation des victimes ne serait-ce que pour apaiser un tant soit peu leur douleur.

« Il serait irréaliste de ne pas associer le président Laurent Gbagbo à tout processus de réconciliation »

J’ajoute qu’il serait irréaliste de ne pas associer le Président Laurent Gbagbo à tout processus de réconciliation alors que 46% de la population, si l’on en croit les chiffres de la CEI, le soutenait en 2010.

Pourquoi le Pouvoir s’enferme-t-il dans un rôle de justicier alors que la diplomatie des pas feutrés pourrait petit à petit rapprocher certains points de vue divergents.

Le discours officiel est dithyrambique et tire sa seule force du pouvoir incantatoire qu’il donne à ses propos. Tout est beau dans le meilleur des mondes et c’était la teneur du message à la Nation du Président de la République.

Le rôle de l’opposition tel que je le conçois est d’être une sentinelle, un éveilleur de conscience et un lanceur d’alertes. Il nous revient donc de dire notre part de vérité.

Quant au mois de novembre dernier, à Agboville, des élèves, certains d’ethnie malinké, d’autres d’ethnie abbey s’affrontent à la machette, il ne faut pas y voir un simple fait divers. Ceci est révélateur d’un degré de haine, de rancœur et de frustration emmagasinés par nos populations et la violence qui s’exprime aujourd’hui dans la vie quotidienne est révélatrice d’un mécontentement généralisé, d’un malaise partagé qui, si on ne veut y prêter attention, peuvent déboucher sur des turbulences aux conséquences imprévisibles.

« Le défrichement anarchique de nos forêts menace l’intégrité des 230 forêts classées »

Le gouvernement se félicite de sa gestion sécuritaire alors que le phénomène des microbes ne s’est pas estompé et que le climat social est tributaire de nombreux feux qui couvent à l’Ouest où la situation est explosive même si sa récurrence l’empêche de faire chaque fois la une des journaux. Le défrichement anarchique de nos forêts menace l’intégrité des 230 forêts classées avec les conséquences climatiques que cela peut entraîner.

 La remise en cause de l’autorité de l’Etat par des élèves et les grèves des enseignants sont des préoccupations qui interpellent les citoyens que nous sommes. La Côte d’Ivoire a d’autre part le triste privilège d’être le 4ème pays africain pourvoyeur de migrants clandestins avec plus de 1000 naufragés recueillis en Italie en 2017.

Et en ce dernier mois de l’année, alors que les remous au sein de l’armée ne voudraient être qu’un lointain souvenir, nous sommes confrontés à une recrudescence de braquages de banque,  d’établissements administratifs et financiers et  d’attaques de brigades de gendarmerie et de police. Les Enfants en conflit avec la loi continuent de traumatiser les populations tant à Abidjan qu’à l’intérieur du pays.

« Nos gouvernants ne doivent pas se laisser griser par l’arbre de quelques succès qui cache une forêt de misère »

Nos gouvernants ne doivent pas se laisser griser par l’arbre de quelques succès qui cache une forêt de misère. Le sommet UE-UA a été, certes, un succès diplomatique pour la Côte d’Ivoire mais le peuple qui n’avait pas été convié, l’a largement ignoré. Il en fut de même pour les Jeux de la Francophonie qui n’ont engendré aucune retombées économiques pour les Ivoiriens. Dans notre réalité, 2 groupes cohabitent ; les gouvernants et les autres et ce ne sont pas les journées fabriquées d’hommage au Chef de l’Etat qui pourront nous convaincre du contraire. D’un côté, nous avons des populations impatientes qui veulent des solutions immédiates à leurs préoccupations matérielles et de l’autre des dirigeants qui ont une conception patrimoniale du pouvoir au bénéfice d’un clan.

Selon le Président de la République, la Côte d’Ivoire présente l’une des économies les plus dynamiques en Afrique et au monde. Le taux de croissance du PIB s’établit à 8%. Nous avons un taux d’inflation quasi nul et une balance commerciale structurellement excédentaire. A entendre un tel discours, on serait endroit de se réjouir mais la réalité économique et sociale ne s’apprécie pas uniquement en termes de croissance, d’émergence ou de dette maîtrisée.

Elle s’apprécie pour les ménages en termes de développement, de bien-être social, de diminution de la pauvreté. Or jusqu’ici, les fruits de la croissance ne se répartissent pas équitablement sur l’ensemble de la population et le surendettement de la Côte d’Ivoire après l’achèvement du PPTE nous aménage des lendemains douloureux.

« Le coût de l’électricité grimpe et les consommateurs sont sommés de payer des arriérés de factures sujettes à polémique »

Le cacao, notre principale source de revenus a d’autre part connu une baisse record de son prix d’achat au cours de cette année et la surabondance de la production mondiale ne pourra avoir qu’un effet négatif sur les prix mais aussi sur les ressources publiques. Pendant que les autorités s’apprêtent à fêter la croissance à 2 chiffres et que la pré-émergence, nouveau mot utilisé par le FMI, frappe à la porte, le coût de l’électricité grimpe et les consommateurs sont sommés de payer des arriérés de factures sujettes à polémique. Le prix de  l’essence et du gaz oïl augmentent sans qu’une explication ne soit donnée à la population et la pression fiscale s’exerce si fortement sur les entreprises que certaines se voient contraintes de licencier au risque de disparaître.

Le très mauvais état des routes, outre les désagréments que cela engendre pour les usagers (accidents, pertes en vies humaines, handicaps etc.) a des répercussions économiques importantes. Les transporteurs ou les opérateurs économiques connaissent des manques à gagner financiers non négligeables.

 Nous pensons que notre pays est un des rares pays au monde où le taux de croissance et l’émergence annoncée à grand bruit pour 2020 n’arrivent pas à retenir des bras valides qui préfèrent fuir vers des horizons suicidaires.

Combien d’Ivoiriens sont morts en mer parce que fuyant la misère et le chômage ? Combien d’entre eux ont-ils été vendus comme esclaves en Libye ? Certains ont pu être rapatriés et nous nous en réjouissons mais cela veut bien dire que la Côte d’Ivoire n’est pas ce pays de cocagne, où l’on trouverait de tout en abondance, que l’on veut nous faire croire. De Daloa à Abidjan en passant par San Pedro, les réseaux de passeurs se multiplient et si je n’avance pas de chiffres, c’est qu’ils sont contradictoires.

Ces jeunes fuient la précarité de leurs conditions de vie, la paupérisation, le chômage, l’absence de perspectives, d’avenir. Il est de notre devoir de les rapatrier, de les sensibiliser aux multiples dangers de l’immigration clandestine et de s’adresser en particulier aux femmes qui constituent un tiers du nombre des migrants. Mais il faut également, auprès de ces jeunes déscolarisés promouvoir des programmes de réinsertion professionnelle, des formations à de petits métiers, il faut chercher à les scolariser et responsabiliser les parents totalement démissionnaires ou ignorants des dangers que courent leurs enfants.

« Des démobilisés ont bafoué l’honneur du chef suprême des armées »

Au même moment, les universités manquent d’enseignants, de matériel didactique. Les étudiants ont au cours de cette année posé des revendications sur la cherté des frais d’inscription en ligne et les mauvaises conditions d’étude. En retour, ils ont été embastillés à la MACA. Pendant ce temps, des démobilisés se voyaient octroyer plus d’une centaine de milliards après des mutineries qui ont sapé l’autorité de la hiérarchie militaire et bafoué l’honneur du chef suprême des armées. En bonus, des grades et un profil de carrière leur ont été promis d’où la pléthore de sous-officiers qui plombe l’armée et explique en partie les départs volontaires subventionnés à hauteur de 15 millions de francs CFA par personne.

Alors, comment s’étonner que de tels anti modèles deviennent des références pour les plus jeunes et pourquoi être surpris de ce que des élèves défient l’autorité de leurs maîtres, de leurs parents ou de leur tutelle. Conséquence,  le spectacle désolant d’affrontements entre élèves et forces de l’ordre sur toute l’étendue du territoire.

En ce qui concerne le dialogue politique qui n’a pas repris depuis 1an 1/2, plus aucun contact n’est intervenu, du moins officiellement, entre le Pouvoir et l’opposition. Il paraîtrait que du côté du gouvernement, on estime que tous les dossiers auraient été traités. Ce qui n’est pas exact, c’est le moins que l’on puisse dire.

Depuis 2012, l’URD a toujours milité pour l’établissement de discussions et a participé à toutes les rencontres dans le cadre du CPD. Nous avions même organisé en son temps un séminaire pour faire des propositions afin d’améliorer la méthode qui ne nous paraissait pas assez pragmatique et peu susceptible d’aboutir à des solutions adéquates.

« Ce sont les régimes dictatoriaux qui ignorent leur opposition ou s’en crée à leur convenance »

C’est pour vous dire l’engagement de l’URD à maintenir un dialogue qui à nos yeux reste le centre névralgique d’un processus réussi de réconciliation nationale. Ce sont les régimes dictatoriaux qui ignorent leur opposition ou s’en crée à leur convenance. Si on se déclare un Etat de droit, on doit accepter que l’échange puisse tourner au débat ou à la confrontation des opinions.

Nous demandons donc qu’un véritable dialogue inclusif s’instaure entre le gouvernement et l’ensemble de l’opposition d’autant que notre Parlement ne constitue pas le lieu où le débat démocratique  peut s’épanouir du fait que des partis politiques et non des moindre n’ont pas participé aux élections législatives.

Je suis convaincue qu’on ne peut aborder les futures échéances électorales toujours porteuses de tensions sinon de troubles sans que les Ivoiriens ne se soient retrouvés, réconciliés et pardonnés. Nous n’avons jamais déterré la hache de guerre au sein du CPD et nous aborderons de futures discussions avec un esprit d’ouverture, de responsabilité et de pragmatisme qui ne se démentira pas.

Cela nous amène à évoquer la question électorale qui en Afrique est dans presque 90% des cas source de conflits et nous savons par expérience quelles sont les conséquences dramatiques d’une mauvaise gestion du contentieux électoral.

Nous sommes d’autant plus interpellés qu’il nous avait été annoncé que les élections locales se tiendraient après la Présidentielle de 2020. Quel sens donner à ce revirement surprise du Chef de l’Etat qui a annoncé que les municipales, régionales et sénatoriales se tiendraient en 2018.

D’où notre inquiétude face à cette précipitation suspecte.

« La CEI n’est pas représentative des aspirations du peuple ivoirien »

La CEI, en l’état actuel, n’est pas représentative des aspirations du peuple ivoirien et la Cour Africaine des Droits de l’Homme l’a confirmé dans son arrêt du 18 novembre 2016 demandant à notre pays de se conformer aux dispositions juridiques internationales en vigueur pour casser la dépendance de cette Institution  au pouvoir et mettre un terme à son déséquilibre et à son absence de neutralité. Jusqu’ici le Président Ouattara est resté sourd aux dispositions de la Cour Africaine. Il vient de reconduire la même CEI dans sa composition actuelle. C’est ce qu’on appelle un passage en force.

Chaque année, la CEI doit procéder à la révision de la liste électorale et à l’enrôlement des nouveaux électeurs, notamment les nouveaux majeurs.

C’est une disposition que la CEI ne respecte toujours pas alors que nous avions dénoncé cet état de fait en 2015.

Que cache cette inertie voulue ? Comment organiser des élections propres alors que l’ONI n’arrive pas à produire les cartes d’identité et que la Commission Electorale n’a pas pris les mesures nécessaires pour le renouvellement des cartes d’électeurs. Il ne peut être question d’aller à des élections en 2018 avec la liste électorale de 2015. 3 millions d’électeurs potentiels doivent se retrouver sur la nouvelle liste électorale ce qui portera à plus de 10 millions le nombre d’électeurs ivoiriens. Il est inconcevable que l’on veuille nous imposer un travail fait à la hâte, porteur de toutes les suspicions. Que font, entre 2 élections, les membres de la Commission, Institution qui s’avère budgétivore et inadaptée aux missions qui lui sont confiées. Il faut donc la réformer et s’atteler à une mise à jour fiable des listes électorales, à un nouveau découpage électoral et à une révision du Code électoral.

Mesdames et Messieurs,

Très chers membres de la Presse,

Depuis les législatives, l’opposition semble s’être repliée sur elle-même et nous sommes l’objet de critiques. Il est vrai que la saine appréciation de la réalité nous fait regretter la fracture du FPI qui a des effets incontestables sur les tentatives unitaires de l’opposition. Tout parti écrit son histoire dans la douleur et les épreuves ce qui veut dire qu’il peut se relever à tout moment. L’opposition ne peut prospérer dans l’émiettement de ses forces. Nous avons démontré que nous pouvons défendre des intérêts ponctuels.

Transcendons nos égos et nos dogmatismes afin de réfléchir à une démarche unitaire autour d’un programme minimal commun. Nous en sommes capables.

« La paix n’est pas seulement l’absence de guerre »

En ce temps de vœux, l’URD rappelle que la paix n’est pas seulement l’absence de guerre, elle est tributaire d’une confiance retrouvée entre le peuple et ses dirigeants. Alors ne soyons pas dans les regrets des souvenirs de la Côte d’Ivoire d’antan. Ouvrons les yeux sur des horizons nouveaux et travaillons sans relâche à offrir à notre pays les clefs de sa liberté économique, politique et sociale. L’URD s’y est déjà engagée à la mesure de ses moyens parce que convaincue que Dieu saura bénir les fruits de nos efforts inlassables.

Mes vœux s’adressent aussi à vous, chers amis de la presse. Votre travail est ingrat et trop souvent on ne vous voit que sous l’angle réducteur d’un « mal nécessaire » alors que pour l’opposition, vous nous êtes indispensables parce que nous tirons la majorité de nos informations de vos écrits. C’est pourquoi je vous félicite et vous remercie pour ce travail quotidien de fourmi que vous exercez à vos risques et périls. En Côte d’Ivoire, les organes de presse ont à subir les humeurs subjectives du CNP (Conseil National de la presse) et à cela s’ajoute les rigueurs d’une loi liberticide et rétrograde qui a été votée en catimini mais qui nous dit-on, aurait  atténué les aspects les plus réducteurs du champ de vos libertés.

A chacun d’entre vous, à vos familles respectives, j’adresse mes vœux les plus chaleureux et les meilleurs pour cette année 2018.

Que le Seigneur veille sur chacun d’entre vous.

 

D. BONI-CLAVERIE.

Adolphe ANGOUA

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  • SOURCE: Linfodrome
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