Attaque d’un corridor à Ganzon (Bangolo) : De nouvelles confidences sur l’objectif des assaillants


Quelques jours après l'attaque, dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 janvier 2018, du corridor des Forces de défense et de sécurité dans le village de Ganzon, à Bangolo, qui a fait deux morts civils, les langues commencent à se délier sur la cible visée et la méthode utilisée par les agresseurs.

Selon une source, avec qui nous avons échangé dans la journée du samedi 6 janvier 2018, dans le département de Bangolo, l'attaque n'était dirigée ni contre les gendarmes ni contre les agents des eaux et forêts, encore moins contre des civils. « Cette attaque était orientée contre des militaires des Forces armées de Côte d'Ivoire (Faci) », nous a informé cette source digne de foi. « Lorsqu'ils ont débarqué dans le village, ils ont été clairs avec tous ceux qui se hasarderaient à les contrer dans leur offensive. Ils ont confié être venus pour un soldat (dont nous taisons le nom, Ndlr), et que ce n'était pas dirigé contre les gendarmes et les populations civiles. Au cours de ces derniers jours, il y a eu une altercation entre des éléments des Faci et des jeunes, à tel point qu'on craignait quelque chose », a précisé cette source, sans nous dire exactement ce qu’ils reprochaient à ce soldat.

A relire: Bangolo/ Un poste de sécurité attaqué, deux civils abattus

Il nous est aussi revenu que l’attaque était exclusivement dirigée par des hommes dont l'âge varie entre 20 et 35 ans. « Ils étaient bien organisés. Seulement 4 se sont présentés. D'autres étaient tapis dans l'ombre, et ceux-là étaient prêts en cas de résistance », nous a-t-on indiqué.

La question des moyens utilisés par les agresseurs a été également évoquée par nos informateurs. « Vous savez, depuis la crise, des armes circulent beaucoup dans notre pays. Et des bandits de grand chemin continuent de garder des armes par devers eux », a appris une autre source. Du côté des forces de sécurité, l'enquête sur cet évènement continue. « C'est vrai nos enquêtes ont révélé que les agresseurs étaient au nombre de quatre, mais ce chiffre pourrait augmenter », nous a confié un agent de sécurité.

Il faut dire que le calme est revenu à Ganzon qui sort peu à peu de la peur. C’est dans ce contexte que, dans la journée du samedi 6 janvier 2018, le député Tailly Thierry s'est rendu dans la famille éplorée, pour apporter sa compassion.

 

Ibrahim BAKOULE (Correspondant régional)

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  • SOURCE: Soir info
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