Réforme de la CEI, Affi N’Guessan met la pression: « Le gouvernement n’a pas d'autres choix»


Ph DR

Selon Pascal Affi N’guessan, la question de la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) avant la tenue des élections locales de 2018, est un préalable qui s’impose au gouvernement ivoirien.

C’était à la suite d’une rencontre entre la plateforme des partis politiques de l’opposition et une délégation du Groupement de plaidoyers et d’actions pour une transparence électorale (GPATE), le mardi 13 février 2018, au siège du Rassemblement pour la paix, le progrès et le partage (RPP) sis à Cocody. Les deux partis ont à cette occasion, échangé sur des propositions concrètes pouvant garantir une Commission électorale répondant aux règles internationales. Il est ressorti de cette rencontre, selon Pascal Affi N’guessan, l’obligation pour le gouvernement ivoirien de mettre en place une Commission électorale plus équilibrée répondant aux normes internationales conformément aux recommandations de la Cour Africaine de Justice, une juridiction internationale. « En vertu du droit international, la Cour africaine de justice est une juridiction internationale. Nous sommes membres de cette Cour et nous avons ratifié le traité sur cette Cour et nous sommes obligé de respecter ses décisions pour quelques élections que ce soit », a révélé le président du Front populaire ivoirien (FPI), au nom des formations politiques qui composent cette plateforme.  

A l’en croire, la Côte d’Ivoire à l’heure actuelle ne dispose pas légalement d’institution pouvant garantir l’organisation d’élections crédibles. C’est pourquoi, l’ex-Premier ministre ivoirien affirme, « Nous appuyons sur les propositions de la société civile pour demander au gouvernement d’engager dès maintenant des discussions en vue de mettre en place une CEI nouvelle. Nous avons déjà écrit au chef de l’Etat et bientôt nous entamerons des plaidoyers et faire du lobbyng auprès des institutions nationales et internationales pour la mise en place de cette réforme ».

A propos des élections locales, Pascal Affi N’Guessan reste persuadé que ces élections seront organisées par une nouvelle CEI. « Je reste convaincu que la Côte d’Ivoire est un pays qui respecte ses engagements internationaux », a-t-il soutenu. Avant de conclure « Le gouvernement n’a pas d’autres choix, nous sommes persuadés que cette nouvelle CEI se mettra en place. Nous considérons que le gouvernement actuel n’est pas à la tête d’un Etat voyou. Nous sommes persuadés de la mise en place d’une nouvelle CEI et c’est pour cela que nous sommes persuadés d’aller aux élections », a-t-il conclu.

Fernand Julien Gauze, vice-président du GPATE, et porte-parole de cette plateforme de la société civile a quant à lui, rappelé la nécessité de la reforme de cette institution qui pour lui serait le garant d’élections apaisées en Côte d’Ivoire. « Nous voulons que les acteurs clé de la scène politique nationale fassent bloc autour de cette question : « Pas d’élection sans reforme ».

Rappelons que la présence en ces lieux de cette organisation répond à la volonté de la GPATE de faire des plaidoyers à travers des propositions claires auprès des institutions nationales et internationales, des partis politiques et autres acteurs clés de la scène politique nationale pouvant garantir la tenue d’élections apaisées.

 

Jean Kelly Kouassi (Stg)

Jean Kelly KOUASSI (Stg)

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  • SOURCE: Linfodrome
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