Election sénatoriales 2018/ Éligibilité : Alain Lobognon relève des insuffisances et souhaite des ajustements


Selon Alain Lobognon, député de Fresco, l’ordonnance signée par le président de la République ouvre un boulevard au cumul de poste et donne la possibilité à tout candidat battu aux élections d’être nommé sénateur.

L’information est relayée sur la page facebook de l’ex-ministre ivoirien de la Jeunesse et des Sports. Alain Lobognon a réitéré sa réticence à l’égard de la mise en place en cours de la deuxième chambre du Parlement ivoirien. Il trouve le scrutin du Sénat, voté dans la Constitution de 2016, budgétivore. Le député de Fresco énumère également quelques insuffisances touchant aux conditions d’éligibilité à cette chambre. « Le Président de la République a signé l’ordonnance numéro 2018-143 du 14 février 2018 relative à l’élection des sénateurs. Est connue ma réticence quant à la mise en place de la deuxième chambre du Parlement en Côte d’Ivoire. En tant que Député, je me suis déjà prononcé sur les coûts que pourraient engendrer des élections à moins de deux années des élections présidentielles et législatives prévues au cours du dernier trimestre de 2020. Je crois que mes dernières préoccupations ont été prises en compte. Cependant, permettez-moi de relever deux points que l’ordonnance aurait pu inscrire dans les cas d’incompatibilité et d’inéligibilité » a-t-il publié sur sa page Facebook. 

Aussi soutient –il comme première insuffisance, que l’ordonnance signée par le chef de l’Etat n’interdirait pas au président du Conseil régional de se faire élire Sénateur. En d’autres mots, l’ordonnance ouvre un boulevard au cumul de postes. « Et l’on ne sera pas surpris de voir des membres du gouvernement, qui sont restés à la tête des régions malgré l’incompatibilité, être candidats au poste de sénateur. Tout comme des Présidents de régions ou des maires se faire élire sénateurs et conserver tous les privilèges et avantages », a-t-il relevé. 
Poursuivant, l’ex-membre du gouvernement ajoute aussi que l’ordonnance n’empêche pas tout candidat battu à l’élection, de devenir sénateur par nomination du Président de la République. En clair, battu à toutes les élections (législatives, municipales ou régionales et sénatoriales) tout candidat peut se retrouver bombardé sénateur, et donc parlementaire.

« Vivement des ajustements…  » a-t-il souhaité.

Jean Kelly Kouassi (Stg)

Jean Kelly KOUASSI (Stg)

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  • SOURCE: Linfodrome
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