Pdci-Rda / Après l'hommage de Yamoussoukro, Adjoumani ''lave'' proprement Billon et Guikahué

«Il ne faudrait pas utiliser le nom de Bédié pour faire du n'importe quoi»
«Nous sommes Rhdp, nous le demeurons, parce que le nom d'Houphouët-Boigny est dans le Rhdp»

Profitant de la présentation des candidats retenus pour les sénatoriales au Conseil municipal d'Assueffry, le ministre des Ressources animales et halieutiques Kobenan Kouassi Adjoumani, membre du bureau politique du Pdci-Rda s'est prononcé sur l'actualité politique marquée par la résurgence du débat sur le parti unifié et l'alternance en 2020 au sein du Rassemblement des Houphouëtistes (Rhdp). Ci dessous sa déclaration.

Au moment où nous sommes en train de parler d’élection sénatoriale où il faut aller en Rhdp, il y a des voix qui s’élèvent pour vraiment mettre à mal notre cohésion, pour mettre à mal le Rhdp, pour mettre à mal notre volonté d’être ensemble. Mais pour moi qui ai vécu des scènes atroces, vous aussi, pour nous qui avons vécu ces faits, nous ne pouvons pas tolérer qu’au moment où nos deux chefs, le président Henri Konan Bédié et le président Alassane Ouattara s’activent pour que la paix définitive revienne en Côte d’Ivoire, il y ait des déclarations incendiaires de nature à mettre à mal la cohésion sociale. On peut parler de poste de ministre, de poste de DG, de poste de PCA et de bien d’autres choses, mais ces postes ne sont pas plus importants que la vie de la nation. Parce qu’il s’agit de sauver un pays qui, pendant plus de 10 ans, est tombé dans une crise. Et vous avez souffert pendant que nous étions au Golf (hôtel).
On a vu nos parents quitter Bondoukou, Bouna et perdre la vie en cours de route. Et il y a des gens aujourd’hui qui veulent allumer le feu. On ne peut dire qu’on rend un hommage à un homme modéré comme le président Henri Konan Bédié, à un homme sage en utilisant un langage féroce. On ne peut pas aller rendre hommage à une illustre personnalité comme le président Henri Konan Bédié en étant agressif.
Lorsqu’il y a un problème dans une famille, c’est à la maison que le problème se règle, ce n’est pas en public. Si vous aller régler le problème en public, devant les ennemis, c’est que vous ne voulez pas que le problème se règle. Or demain quand on va dire qu’il y a une crise en Côte d’Ivoire, ceux qui ont allumé le feu vont prendre leurs véhicules ou des avions pour aller ailleurs. Ils vont venir semer la zizanie dans l’esprit des gens et après ils se sauvent. Mais, moi, je ne peux pas me sauver parce que je sais que vous êtes là, je dois rester ici pour vous défendre. Quand il y a des crises, toutes les crises qui se sont succédé, vous avez une fois appris qu’Adjoumani s’est enfui dans un autre pays ? Mais, il y a des gens qui allument le feu et dès qu’on dit qu’il y a des difficultés ils sautent dans l’avion et ils s’en vont. Ils ne restent pas pour éteindre le feu. Mais, quand vous mettez le feu dans la maison d’autrui, ou dans la plantation de quelqu’un, vous croyez lui faire du mal ? Mais à un moment donné quand le feu se propage, il va dans tous les sens, et on ne peut plus l’arrêter. C’est pour cela que depuis Assuéfry, je lance un appel à tous ceux qui sont épris de paix, de dialogue, de s’accorder pour faire échec à toute personne qui voudra allumer le feu en Côte d’Ivoire. Ce que je dis est d’autant plus important que le président Henri Konan Bédié et le président Alassane Ouattara ont toujours dit que pour des sujets, dans le cadre du Rhdp, qui doivent prêter à des incompréhensions, laissez-nous les régler.
Mais moi, je suis le porte-parole du président Henri Konan Bédié, du Pdci et du Rhdp. Quand mon patron me parle, cest ce que je suis.
Il y a eu beaucoup de difficultés depuis que le Rhdp est créé, mais chaque fois, nos chefs ont transcendé cela. On ne peut pas piéger les militants en leur disant, allons on va rendre hommage au président et ensuite sur place c'est une une foire aux insultes qu on sert. C’est intolérable.
Quand nous les dénonçons, il se trouve des gens pour dire ce sont des achetés. C’est parce qu’il est ministre il dit cela. Est-ce que le poste de ministre est plus important que la paix en Côte d’Ivoire ? Nous travaillons pour qu’il y ait la paix et non pour qu’il y ait du désordre. C’est pour ça, chers parents, quand les gens parlent de base, la base c’est vous. Mais, des gens qui restent à Abidjan, ils disent la base, la base, mais la vraie base c’est celle que j’ai en face de moi, parce que c’est vous qui vivez les problèmes.
Aujourd’hui, le Premier ministre est aux USA, il était à Londres, il est allé pour chercher de l’argent pour venir investir en Côte d’Ivoire, faire nos routes, donner du travail à nos enfants. Mais, pendant qu’il est là-bas, nous faisons des déclarations incendiaires ici. Que diront les investisseurs qui veulent venir chez nous ? Votre pays brûle et vous voulez qu’on aille y investir. Est ce que ça c’est bon pour la Côte d’Ivoire ?
Donc, vous voyez, quelqu’un qui aime son pays, il doit comprendre. Est-ce que moi Adjoumani, en disant cela, c’est parce que je ne suis pas Pdci? Je ne veux pas citer de nom, mais parmi les gens qui s’agitent aujourd’hui, il y en a qu’on a jamais vu au Pdci. Mais, on décide d’aller en Rhdp, d’être ensemble. Tant que nos deux chefs ne viennent pas nous dire qu’on a rompu d’avec le pacte, nous devons nous engager dans cette voie, parce que c’est la voie du salut, c’est la voie qui peut sauver la Côte d’Ivoire, c’est la voie du dialogue, c’est la voie de la paix.
Il ne faudrait pas que des personnes, pour leurs propres intérêts, enflamment la Côte d’Ivoire. Il ne faudrait pas que des personnes, parce qu’ils ont des intérêts personnels à défendre, utilisent le nom de notre chef Henri Konan Bédié pour faire du n’importe quoi. Henri Konan Bédié est un grand homme d’Etat, un sage. Henri Konan Bédié a fait beaucoup de sacrifices pour sauver la Côte d’Ivoire. Et le président Henri Konan Bédié ne peut pas faire tant de sacrifices, sauver la Côte d’Ivoire qui est en train de se relever et puis se mettre à détruire. Il ne faut pas que les gens induisent nos chefs en erreur. Et Dieu merci, le Président Henri Konan Bédié et le Président Alassane Ouattara sont au dessus de la mêlée, parce qu’ils savent ce qu’ils font pour la Côte d’Ivoire. Donc, chers parents, je suis heureux que vous soyez là pour nous écouter et pour que tous vous sachiez que nous devons être ensemble, mains dans les mains pour développer la Côte d’Ivoire, sans moyen de recourir à la force, sans moyen de recourir à des discours incendiaires. Mettons à l’aise nos chefs. Aujourd’hui, l’héritage d’Houphouët-Boigny est entre les mains du Président Bédié. Or le président Houphouët-Boigny, les deux mots les plus importants de sa vie sont : la paix et le dialogue. Le président Henri Konan Bédié en a fait son credo, le président Alassane y travaille, et comme ce sont nos chefs, il faut qu’on leur fasse confiance. On ne vient pas faire des déclarations tapageuses de nature à confondre les choses. Nous sommes Rhdp, nous le demeurons, parce que le nom de Houphouët-Boigny est dans le Rhdp. Comment peut-on dire que Adjoumani est en train de vendre le Pdci-Rda au Rdr parce qu’il a parlé de RHDP.
Ce sont nos chefs qui ont demandé qu’on aille en Rhdp. Vous ne pouvez pas dire que nous sommes en train de vendre notre parti pour le Rhdp sachant bien que dans le mot Rhdp, il y a le nom d’Houphouët. 
Il faut que les gens comprennent que s’ils ont des problèmes personnels à régler, qu’ils les règlent. Mais qu’ils n’utilisent pas le nom d'Houphouët, le nom du président Bédié, le nom du président Alassane pour régler leurs problèmes. Ce pays a beaucoup à faire. ce n’est pas parce que le président Alassane Ouattara va dire que demain je ne suis plus son ministre que je vais me mettre à l’insulter partout.
Il y a des gens qui ne courent que pour leur intérêt. Hier, Gbagbo était au pouvoir, ils étaient tous avec lui. Aujourd’hui, c’est Alassane qui est au pouvoir. Ils sont avec lui, on dit peut-être le Pdci va être au pouvoir, ils veulent venir au Pdci. Ces gens là, c’est cela qu’on appelle les transhumants politiques. Mais moi, je ne suis pas un transhumant politique. J’obéis à mes chefs. Si le président Bédié dit : « voici ce qu’on va faire », on le fait. Tant qu’il ne vient pas me dire : « Adjoumani, on n’est plus en Rhdp », je me considère comme un produit Rhdp. 
Nous irons donc aux sénatoriales en étant candidat Rhdp. Jusque-là, mon chef, le président Henri Konan Bédié, n’as pas dit le contraire.
Quand il y a des problèmes de famille, c’est en famille qu’on les règle. Ce n’est pas sur la place publique.


 

Sercom ADJOUMANI 

Félix D. Bony

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  • SOURCE: Linfodrome
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