André Silver Konan (Porte-parole du Premier ministre) : « Le Fpi semble préférer les coups de pub »


André Silver Konan, porte-parole et conseiller en communication du Premier Ministre Jeannot Kouadio-Ahoussou.
Le porte-parole de Jeannot Ahoussou-Kouadio répond au parti de Laurent Gbagbo, auteur d’une déclaration au ton ouvert s’adressant au gouvernement et distillée, hier, dans la presse.

Le cabinet du Premier ministre a-t-il reçu copie de la déclaration du Fpi faisant suite à la rencontre Gouvernement-Fpi qui s'est tenue, le vendredi 13 juillet dernier, à la Primature ?

André Silver Konan : Le Premier ministre n’a reçu aucune copie de la déclaration du Fpi. Le cabinet du Premier ministre a pris connaissance de cette déclaration uniquement dans la presse comme tous les lecteurs des journaux qui ont publié ladite déclaration. Le Premier ministre estime que cette manière de procéder ne relève pas de l’élégance pour deux raisons. La première raison est liée au respect de la parole donnée.

En effet, à l’issue de la rencontre du 13 juillet, la délégation du Fpi conduite par son président par intérim a fait savoir au premier ministre qu’elle prendrait connaissance du document qu’il lui avait remise et lui réserverait sa réponse. La deuxième raison est liée au parallélisme des formes. Le Premier ministre n’a pas invité l’opposition au dialogue dans la presse, il l’a fait en respectant le statut des uns et des autres et dans le strict respect de sa propre conviction qui est que le dialogue avec l’opposition relève d’une règle démocratique. Il continue donc d’espérer que cette conviction sera réciproquement partagée par le Fpi.

Que répond le Premier ministre au Fpi qui estime que le pouvoir élude ses « questions pertinentes » et qu'il n'a « nullement l'intention d'avoir des pourparlers directs avec (lui) » ?

ASK : La réponse est contenue dans votre question. Reprenons les termes exacts de la partie de la déclaration du Fpi que vous citez. « Le pouvoir semble vouloir donner dans la fuite en avant lorsqu’il tente d’éluder les questions pertinentes qui traduisent les préoccupations du Fpi que l’application de la Loi pourrait permettre de régler. Le pouvoir, enfin, n’a nullement l’intention d’avoir des pourparlers directs avec le Fpi en tant que contre-pouvoir institutionnel. Il semble préférer les coups de pub. » On pourrait retourner la question au Fpi.

Eh bien, la réponse à votre question est ceci : « Le Fpi semble vouloir donner dans la fuite en avant lorsqu’il tente d’éluder la question pertinente qui traduit la préoccupation du Premier ministre à savoir la prise de sa place au sein du Cadre permanent de dialogue qui pourrait régler les préoccupations du Fpi, lesquelles sont pour la plupart et par ailleurs les préoccupations des autres partis de l’opposition qui, eux, ont accepté ledit Cadre ». On peut donc poursuivre avec la déclaration, pour noter que « le Fpi n’a nullement l’intention d’avoir des pourparlers ouverts avec le Premier ministre en tant que coordonnateur de l’action gouvernementale. Le Fpi semble préférer les coups de pub et l’exemple parfait est cette déclaration parue dans la presse ».

Que dit par ailleurs le chef du Gouvernement au Fpi qui « profondément soucieux de voir se normaliser la vie politique » est toujours demandeur d'un dialogue avec le pouvoir ?

ASK : Le Premier ministre est, pour sa part, profondément soucieux de voir se normaliser la vie politique, autrement il n’aurait pas créé un Cadre pour que l’opposition y pose ses préoccupations, que le pouvoir pose les siennes et que de la discussion sorte un consensus qui fasse avancer la démocratie en Côte d’Ivoire. Il attend donc toujours la réponse du Fpi conformément à sa parole donnée à l’issue de la rencontre du 13 juillet. Le Premier ministre est donc toujours demandeur de la réponse du Fpi.

Par Kisselminan COULIBALY

Kisselminan Coulibaly

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  • SOURCE: Soir info
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