Situation politique en Côte d’Ivoire : Alpha Blondy réclame la libération de Simone Gbagbo


Voilà un «  avocat » de la bonne cause dont la plaidoirie pourrait avoir un impact dans la conscience des autorités ivoiriennes. Seydou Koné, alias Alpha Blondy, le reggaeman ivoirien de 65 ans, vient de joindre, à nouveau, sa voix à celles de nombreuses Organisations non gouvernementales (Ong) de défense des droits de l’Homme et des partisans de Laurent Gbagbo pour réclamer la libération de tous les prisonniers de la crise post-électorale de 2010-2011.

Alpha Blondy ne se contente pas de propos en l’air. Il indique, au chef de l’État Alassane Ouattara, la voie qui lui semble la bonne, pour ramener définitivement la paix et la réconciliation entre les Ivoiriens : l’amnistie générale.

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Ce natif de Dimbokro, dont la sortie du prochain album est attendue en août 2018, s’est ouvert à Jeune Afrique (J.A), dans la livraison du 22 au 28 juillet 2018. Il s’est montré, selon le confrère, « insatiable» sur la situation politique ivoirienne et désespère des divisions de ses concitoyens. « Il faut libérer Simone Gbagbo ... Il faut soustraire Gbagbo Laurent et Blé Goudé de la Cour pénale internationale de La Haye», a martelé Alpha Blondy, interrogé à Paris par le confrère. La solution à la réconciliation et à la paix en Côte d’Ivoire, après la grave crise post-électorale qui a fait 3000 morts (un chiffre dont il doute de la fiabilité), passe par une loi d’amnistie générale de tous les prisonniers de la crise post-électorale de 2010-2011.

Dans son développement, l’auteur de « Cocody rock » a demandé de libérer tous les prisonniers détenus à la suite de la crise post-électorale de 2010 en Côte d’Ivoire. « Il faut que les hommes politiques passent au-dessus de leur orgueil, de leur vanité, de leurs querelles et que les Ivoiriens se pardonnent! Car on ne pourra pas rebâtir la maison Côte d'Ivoire, la faire prospérer, accéder au développement dans un pays qui reste divisé», a-t-il dit.

Le chef de l’État, Alassane Ouattara, a toujours mis en avant, sur ce dossier, la séparation des pouvoirs, se réservant, toutefois, le droit de faire quelque chose à la fin des procédures en cours.

 

Armand B. DEPEYLA

 

 

 

 

Armand B. Depeyla

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  • SOURCE: Soir info
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