Règlement des conflits à Duékoué

Des Wê de Paris font des propositions au président Ouattara


Les membres du PND lors de la visite du président Ouattara à l’ouest. A l’extrême droite, victor Nioriba Bahou.
Attachés au retour définitif de la paix et la stabilité d’antan dans leur région, les ressortissants Wê de Duékoué résidant à Paris ne cessent de donner de la voix.

Suite aux récentes tueries survenues dans cette localité du Guémon, Victor Nioriba Bahou, le porte-parole de l’association Perspectives Nouvelles pour Duékoué (PND), dans une déclaration faite depuis Paris dont nous avons reçu copie le mercredi 8 août 2012, « déplore ces actes de barbarie, aussi abominables que celles qui avaient déjà eu lieu dans notre région, les reprouve et les condamne », notant qu’ils ont pour conséquence d’alourdir le climat de suspicion et de méfiance consécutif à la crise post électorale.

Prenant acte des mesures de sécurisation des biens et des personnes du département prises par le gouvernement, le PND, a suggéré aux gouvernants de faire appuyer son action de sécurisation de la zone par un encadrement local des populations assuré par des Conseils Municipaux. « Ainsi l’érection des quatre Sous Préfectures en Communes de plein exercice dans le Département de Duékoué pourrait largement contribuer au maintien de la paix en désamorçant les nombreux litiges fonciers auxquels la cohabitation expose les différentes communautés ». Une doléance qu’il avait déjà exprimée dans le livre blanc remis au président à l’occasion de sa visite d’Etat.

Par ailleurs, le PND s’est élevé contre « l’exploitation politique de la détresse du peuple Wè de Duékoué à laquelle se livrent certaines personnes de la diaspora de France ». L’association les a invitées à plus de discernement dans l’analyse des faits et plus d’équilibre dans l’appréciation des informations relatives à la région du Guemon. Le porte-parole a indiqué que « dans le cadre de la recherche obstinée de la cohésion sociale, l’ethnisation de la violence pourrait s’avérer contre productive au regard des objectifs de paix et d’entente pour lesquels s’investissent les énergies des uns et des autres ». Selon Victor Nioriba Bahou, la violence dans le département de Duékoué n’étant pas une fatalité, le PND pense qu’il est possible de s’en sortir si les responsables des différentes communautés sont étroitement associés au processus de réconciliation et de reconstruction en cours.

Il faut relever que deux jours avant l’attaque et la destruction du camp de déplacés de Nahibly à Duékoué, les membres du PND avaient fait une déclaration dans laquelle ils ont reproché au comité d’organisation de la visite d’Etat du président Alassane Ouattara à l’ouest, en avril dernier, le fait qu'il n’ait pas prévu une escale du chef de l’Etat dans ce camp et au quartier carrefour de la ville. Ce qui, d’après Eugène Fié, président du PND, aurait conduit par les échanges, « à la célébration d’un pacte de confiance entre le Président et les différents chefs traditionnels, garants de la cohésion sociale et de la paix ».


César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome
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