Côte d’Ivoire : De nouvelles révélations sur ce qui a fait couler Gbagbo en 2011


PhDr

Alcide Djedje, ex-ministre des Affaires Etrangères, a fait des révélations, sur la crise politico-militaire de 2010 et 2011 en Côte d’Ivoire. Une crise qui a conduit à la chute de l’ex chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo.

Plus de 3 000 morts, avec son corollaire de familles endeuillées, des villages détruits, d’importants dégâts matériels. Tel est l’effroyable bilan de la crise militaro-politique qui a secoué la Côte d’Ivoire entre 2010 et 2011. Pour Alcide Djédjé, ce sinistre aurait pu être évité, si les protagonistes, avaient entendu d’une oreille fertile, les propositions faites par l’Union africaine (UA), en vue d’une issue pacifique de la crise.

Il a par ailleurs soutenu que l’ex président ivoirien, actuellement détenu à la Haye, paie le tribu de certains caciques de son camp, farouchement opposés à la décision de l’institution africaine. « Aujourd'hui, Gbagbo porte le chapeau de ceux qui avaient la position de raideur qui ne voulaient pas les décisions de l'Union africaine. Gbagbo s'est sacrifié pour tout le monde et je lui rends hommage pour cela », a confié le diplomate ivoirien le mardi 04 septembre 2018, lors de la présentation de ‘’Concorde’’ sa nouvelle formation politique.

Alcide Djedje, a révélé que l’ex chef de l’Etat ivoirien, à l’instar de la « quasi-totalité » du gouvernement Aké N’Gbo, à l’époque, étaient plutôt favorable au mécanisme proposé par l’Union Africaine. Celui de laisser place à la formation d’un gouvernement d’union nationale.« La position que je prends aujourd'hui était la même position que celle de Gbagbo en 2011. Gbagbo m'a dit qu'il allait retourner à Mama et que les autres devraient créer un gouvernement d'union (…), C'est la même position de Gbagbo que je continue d'avoir et tout le gouvernement Aké N'Gbo à l'époque avait cette position », a confié le président de Concorde.

Décision difficile à respecter puisque Laurent Gbagbo sera confronté, dans son propre camp à une farouche opposition. « Ceux qui ne voulaient pas que Gbagbo retourne à Mama ont pris le dessus (…). Quand j'étais à l'ambassade de France pour négocier le cessez-le-feu, Dogbo Blé m'a appelé pour dire qu'on doit cesser les combats. Ceux qui avaient des positions de radicalité ont pris le dessus » a fait savoir M. Alcide Djédjé.

La suite, Laurent Gbagbo, et son poulain Charles Blé Goudé, sont tenus pour responsables. Arrêtés, ils sont traduits devant la Cour pénale internationale, où ils sont accusés de crime contre l’humanité.

Jean Kelly Kouassi (Stg)




Jean Kelly KOUASSI (Stg)

|

  • SOURCE: Linfodrome
Previous ◁ | ▷ Next
Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte