Municipales et Régionales 2018: Le Fpi dénonce une tentative de « passage en force », exige le report des élections locales et la réforme de la CEI


PhDR

La question de la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), reste indéniablement la condition sine qua non de la participation de l’ensemble de la classe politique ivoirienne aux scrutins à venir.

En conférence de presse ce mardi 11 septembre 2018, organisée à la résidence des Gbagbo sise à Cocody-Riviera Golf, Abou Drahamane Sangaré, chef de file de l’aile dure du Front populaire ivoirien, a exigé au gouvernement ivoirien, le report des élections locales du 13 octobre prochain et l'engagement de discussions en vue de la reforme de la CEI.

Le FPI, « Exige le report sans conditions des élections locales du 13 octobre 2018, et l’ouverture sans délai des discussions inclusives en vue de la réforme et de la mise en place d’une CEI consensuelle », a argué, M. Sangaré.

Cette sortie du patron du FPI fait suite à la décision du chef de l’Exécutif ivoirien de reporter la réforme de la CEI à l’approche des élections présidentielles de 2020. Une réforme qui? à en croire M. Sangaré? serait attendu pour avant les élections du 13 octobre prochain. Ce qui n’est visiblement pas du goût de M. Sangaré. Avec lui, la quasi-totalité de la classe politique ivoirienne.

Pour M. Sangaré, ce revirement est une humiliation pour la Côte d’Ivoire. « Le Fpi considère qu’il est inadmissible que le Chef d’Etat de Côte d’Ivoire décrédibilise avec autant de légèreté la parole officielle de la République par le reniement d’un engagement public», a dénoncé M. Sangaré. 

Le président Ouattara avait, lors de son adresse solennelle à la nation le 06 août dernier, veille de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, « instruit le Gouvernement à l’effet de réexaminer la composition de la Commission électorale indépendante (CEI), en vue des prochaines élections », qu’il souhaitait « inclusives et sans violence ».

Face à ce « revirement », du président Ouattara, que, qualifie le FPI de tentative de « passage en force », ‘’le gardien du temple’’ pour ses partisans n’a pas manqué de prendre à témoin la communauté internationale. Le FPI, « Tient Monsieur Ouattara pour responsable de tout ce que cette fuite en avant délibérée et irresponsable pourrait causer au pays, à ses habitants, ainsi qu’à tous ceux qui ont des intérêts dans notre pays ».

Il a par ailleurs, exhorté les forces vives du pays à prendre leur destin en main et à se tenir prêtes pour toutes les « actions démocratiques », à venir, afin de faire barrage à « l’imposture » et « au péril que le régime Ouattara », fait courir à la République.

Faut-il rappeler que Sangaré et la branche du FPI qu'il dirige ne cessent de rappeler qu'ils ne prendront part à des élections organisées en Côte d'Ivoire, à la seule condition de la reforme de la CEI.

Jean Kelly Kouassi (Stg)

 

Jean Kelly KOUASSI (Stg)

|

  • SOURCE: Linfodrome
Previous ◁ | ▷ Next
Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte