Abidjan

Mairie du Plateau : Des personnes dont une présidente de comité de base PDCI demandent au ministre de l’Intérieur de suspendre Ehouo Jacques


16/04/2019
Mairie du Plateau : Des personnes dont une présidente de comité de base PDCI demandent au ministre de l’Intérieur de suspendre Ehouo Jacques
Taki Claver, leader de jeunesse, entouré de Mme Troh Odette (présidente du comité de base PDCI du Camp Galliéni) et du juriste Guéi Tia Abel, lors de la conférence de presse

Taki Wilfried André Claver, leader de jeunesse et plaignant dans l’affaire Bendjo et Guéi Tia Abel (juriste et habitant du Plateau), ont coanimé, le mardi 16 avril 2019, une conférence de presse à la Maison de la Presse pour interpeller le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, afin qu’il prenne des mesures conservatoires contre le maire de la commune, Jacques Ehouo, qui « fait l’objet d’une inculpation pour détournement de deniers publics, faux et usage de faux, et blanchiment de capitaux par le juge d’instruction du 5ème cabinet »

Au cours de la conférence de presse organisée, le mardi 16 avril 2019, à la Maison de la Presse, Taki Wilfried André Claver, leader de jeunesse et le juriste Guéi Tia Abel, habitant du Plateau, ont appelé le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, à prendre des mesures conservatoires contre Jacques Ehouo, le maire de cette commune. « Ehouo Jacques a mené des malversations au sein de la commune du Plateau. L’Etat a acté ces malversations-là. Il a été inculpé. Donc, nous demandons que la procédure administrative suive son cours comme l’a promis le ministre lorsqu’il a reçu les 25 conseillers en mars dernier. », a dit Taki Claver, le principal orateur, en présence de Mme Troh Odette, présidente du comité de base PDCI du Camp Galliéni.

Taki a rappelé qu’au terme des élections municipales du 13 octobre 2018, l’installation du conseil municipal n’a pu se faire en son temps du fait d’une plainte contre le député Ehouo Jacques Gabriel, tête de liste PDCI et prétendant au poste de maire de la commune du Plateau, pour des faits portant gravement atteinte à l’essence même de la commune. Il a fait savoir qu’aux termes d’enquêtes menées par les autorités judiciaires, le 11 janvier 2019, dans une ‘’mémorable’’ conférence de presse, le Procureur de la République, Adou Richard, a déclaré que «le député Jacques Ehouo fait l’objet d’une inculpation pour détournements de deniers publics, faux et usage de faux, et blanchiment de capitaux par le Juge d’instruction du 5éme Cabinet, mais est laissé en liberté provisoire car ne pouvant faire l’objet d’arrestation sans l’autorisation du bureau de l’Assemblée nationale, et cela conformément à l’article 92 alinéa 2 de la Constitution».

Le leader de jeunesse s’est indigné qu’au mépris des charges qui pèsent sur leur collègue, « certains conseillers mettent au défi le gouvernement en élisant par 13 (treize) contre 12 (douze) M. Ehouo Jacques en qualité de maire du Plateau qu’il dirige depuis le mardi 16 mars 1019. »

Pour les conférenciers, « cette situation incongrue est inacceptable » et ils la « rejettent fermement ». Ils indiquent qu’elle heurte leur conscience « car c’est asseoir un triple affront infligé à la justice, à la morale et à l’espérance de tous ceux pour qui le droit n’est pas un luxe ni une vue de l’esprit, mais plutôt une réalité à restaurer. »

Ils ne comprennent pas « que le Gouvernement, qui se dit engagé dans une politique de bonne gouvernance et de moralisation de la vie publique, récemment réaffirmée par le président de la République lors du Forum MOH-IBRAHIM sur la bonne gouvernance où il déclarait qu’ en présence de preuves irréfutables de détournements, il procéderait ipso-facto, sans aucune forme de mesure, au ‘’débarquement’’ par décret du mis en cause ; puisse se payer le luxe d’installer à la tête de notre commune phare de notre capitale économique un individu épinglé par de multiples enquêtes, un délinquant à col-blanc à la moralité douteuse, à la réputation souillée et au passé récent tortueux »

Pour ce faire, Taki Claver a appelé à la vérité et à la justice, à la prise de mesures prescrites par la loi pour ramener la quiétude au sein des populations, du personnel communal et des opérateurs économiques de la cité qui ont tant souffert ces (20) vingt dernières années de l’action de la municipalité sortante dont Jacques Ehouo en est la résultante et le symbole achevé de la continuité.  « Nous nous engageons à combattre ce système hideux jusqu’à ce qu’il soit mis en dehors de la gestion de la commune du Plateau. »

Pour Mme Troh Odette, la présidente du comité de base PDCI du Camp Galliéni, qui vit au Plateau depuis près de 25 ans, « On ne peut pas laisser quelqu’un qui a pris des milliards » diriger cette commune. Elle estime qu’il y a un grand problème d’autant plus que, a-t-elle dit, « nous étions assis dans nos maisons et on nous a dit que c’est un grand voleur, et puis, à notre grande surprise, il est à la tête de la mairie. »

 

Adolphe Angoua

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Adolphe ANGOUA

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