Situation socio-politique : Soro révèle encore des secrets sur des cadres du Nord depuis Katiola, ce qu’il demande au peuple Tagbana au terme de sa visite


Guillaume Soro a clôturé son périple dans le Hambol par un meeting, à Katiola

A la fin de son séjour entamé dans le Hambol, depuis presque deux mois, l’ex-Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, a animé un dernier meeting au cours duquel il a tenu à rafraîchir la mémoire de certains de ses ex-camarades, cadres du Nord.

Après une quarantaine de jours passés dans la région du Hambol où il a sillonné villages et hameaux pour « s’imprégner » des réalités de ses concitoyens, l'ex-président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, a clôturé ce périple, ce samedi 18 mai 2019, à Katiola. Il a animé un  meeting très sobre à la place Henri Konan Bédié de ladite localité.

Devant des populations issues de toutes les couches sociales, le président du Comité politique a réitéré sa gratitude à l'endroit du peuple Tagbana pour l'accueil et l'hospitalité qui lui ont été faites durant son séjour. « Je suis dans le Hambol cela fait à peu  près 50 jours de présence. Et partout, j'ai été accueilli dans les villages, non pas comme un visiteur, mais comme un fils qui était allé à l'étranger et qui est revenu. Je voudrais traduire ma gratitude à tous mes parents », a d'emblée situé Guillaume Soro. Avant de saluer tous les élus et cadres qui, pour lui avoir été fidèle, sont aujourd'hui chassés de leurs postes dans les administrations.

L'ex-Premier ministre s'est indigné du mépris et du rejet dont ses proches et lui sont l’objet de ses amis d'hier. Dans un témoignage, il a rappelé le contexte de la crise militaro-politique dont il a été un des acteurs clés pour un retour à la paix en Côte d’Ivoire. « Le 19 septembre 2002, quand il a fallu trouver des personnes pour aller à Lomé, ceux dont on dit qu'ils sont cadres du nord et à qui on a demandé qu'ils se bombent la poitrine pour y aller là, il n'y en avait pas. Je suis allé à Lomé, et il n'y avait pas de civil avec moi ni de cadre politique avec nous. Il n'y avait que des militaires. J'étais avec Tuo Fozié et Chérif Ousmane », a révélé le député de Ferkessédougou. Et d'enfoncer le clou, rappelant qu'à la faveur des accords de Linas Marcoussis, plusieurs de ces cadres avec lesquels il est en rupture de ban, aujourd'hui, n'ont eu de cesse de l'appeler au téléphone pour rentrer dans le gouvernement dont il était le Premier ministre.

Soro a annoncé dans les prochains jours une visite dans l'Ouest du pays pour demander pardon et parler de réconciliation. Il a demandé au peuple Tagbana de l'accompagner dans la réalisation de ce vœu si cher qu'est la réconciliation de tous les fils et filles de la Côte d’Ivoire. Cette mission, il dit pouvoir l'accomplir si le  peuple Tagbana est résolu à l'aider à accéder au fauteuil présidentiel de 2020.

Simon DEBAMELA, à Bouaké

Simon De BAMELA

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  • SOURCE: Linfodrome
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