70è session EXCOM/ Marcel Amon-Tanoh : « La Côte d’Ivoire œuvre à la cessation du statut de réfugié ivoirien et à de meilleures conditions de détention dans les prisons »

« Une amnistie a même été décrétée, le 6 août 2018 et offre toutes les garanties aux réfugiés qui craignaient d’être poursuivis par des procédures judiciaires »
10/10/2019
70è session EXCOM/ Marcel Amon-Tanoh : « La Côte d’Ivoire œuvre à la cessation du statut de réfugié ivoirien et à de meilleures conditions de détention dans les prisons »
Marcel Amon Tanoh (à droite), à la tribune du HCR, à Genève en Suisse.

En marge de la 70e session du programme du Haut-Commissaire qui se tient du 7 au 11 octobre 2019, à Genève, en Suisse, le ministre des Affaires Etrangères, Marcel Amon-Tanoh, a rencontré et échangé avec le Haut-commissaire aux réfugiés ainsi que le président du CICR (Comité international de la Croix rouge) sur des questions qui préoccupent la Côte d’Ivoire.

Reçu par le Haut-commissaire aux réfugiés, le 7 octobre 2019, le ministre Amon-Tanoh a exprimé la « grande préoccupation » de la Côte d’Ivoire qui est la cessation du statut de réfugié ivoirien. Le ministre des Affaires Etrangères a souhaité que les camps de réfugiés dans les pays limitrophes qui ont bien voulu accueillir des ressortissants ivoiriens du fait de la crise post-électorale de 2010-2011 soient fermés.

« La situation en Côte d’Ivoire est totalement normalisée. Le niveau de sécurité est bon. Une amnistie a même été décrétée, le 6 août 2018 et offre toutes les garanties aux réfugiés qui craignaient d’être poursuivis par des procédures judiciaires », a indiqué le Chef de la diplomatie ivoirienne avant de souligner qu’il n’y a plus aucune raison qui puisse justifier qu’un ressortissant ivoirien vive à l’extérieur, au motif qu’il ne peut vivre dans son pays la Côte d’Ivoire, sauf pour ceux qui ont souhaité rester dans ces pays d’accueil.

Sur l’invocation de la cessation du statut de réfugié ivoirien, l’homme d’Etat ivoirien a soutenu que « le HCR (Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés) est en phase avec la Côte d’Ivoire. Le gouvernement ivoirien va donc travailler de concert avec l’organisme onusien et les pays d’accueil, que sont le Ghana, le Liberia, le Mali, le Togo et la Guinée, pour leur faire comprendre « la préoccupation de la Côte d’Ivoire de voir les camps de réfugiés fermés ». Justifiant à ce propos, que sur un total de 300 mille réfugiés ivoiriens, 278 000 nationaux sont effectivement rentrés au pays, soit plus de 90 %.

Autant d’avancées réelles qui font dire à M. marcel Amon-Tanoh qu’il n’y a pas de raison pour que les 10 % qui restent ne rentrent pas en Côte d’Ivoire, s’ils le souhaitent.

Avec le président du CICR, le ministre Amon-Tanoh a évoqué, le 8 octobre 2019, les efforts du gouvernement ivoirien pour l’amélioration des conditions carcérales en Côte d’Ivoire. Des efforts qui se traduisent entre autres par :

-la construction de nouveaux centres de détention (au nord, au sud et à l’ouest du pays) ;

-l’amélioration, la réhabilitation des centres de détention existants, en conformité avec les standards internationaux ;

-l’amélioration de la santé des détenus par la construction d’infirmerie, par l’accès plus facile aux médicaments ;

-l’amélioration de l’alimentation dans les prisons, avec une augmentation du budget des prisons, qui est passé de 4,5 millions d’euros (en 2011) à 6,1 millions d’euros (en 2017).

Le ministre des Affaires étrangères a aussi informé le président du CICR du nouveau Code pénal ivoirien. Lequel Code essaie d’apporter « une alternative à la détention, par les travaux d’intérêt public, par une alternative importante, le contrôle judiciaire pour réduire la population carcérale, l’accélération des procédures judiciaires, la création de la chambre criminelle notamment », a-t-il expliqué.

Très engagé sur les situations humanitaires, le ministre Amon-Tanoh a souhaité que le CICR puisse aider la Côte d’Ivoire à « renforcer les capacités de ses agents pénitentiaires et ses forces de sécurité, en matière de droit international humanitaire ».

Selon l’officiel ivoirien, le président du CICR voit en la Côte d’Ivoire comme le « centre de gravité logistique en Afrique » de son organisation. A cet effet, la Côte d’Ivoire se prépare à abriter le 4eme centre de logistique, le plus important du CICR au monde.

 

Adolphe Angoua

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Adolphe ANGOUA

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