Avant le meeting de la JFPI

Le RDR hausse le ton

Son appel au Gouvernement
08/02/2013
Justin Koua (JFPI)
Le samedi 16 février 2013, la Jeunesse du Front populaire ivoirien (JFPI) conduite par Justin Koua, envisage de tenir un meeting à la place CP1 de Yopougon Sicogi, pour exiger la libération de Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers, civils et militaires proches de lui. Mais cette manifestation en projet ne rencontre pas l'assentiment du parti au pouvoir, le Rassemblement des républicains (RDR), qui a animé à cet effet une conférence de presse hier jeudi 7 février à son siège sis à Cocody.

Joël N'guessan, le porte-parole principal du RDR, et ses adjoints Odjé Tiakoré et Mme Ahoua Carlton, ont dit non à la tenue d'un tel événement. Pour eux, les organisateurs devraient surseoir à leur ambition, arguant que les responsables du FPI et de l'ancien régime sont à la base des nombreuses pertes en vies humaines pendant la crise postélectorale. « Les parents de leurs nombreuses victimes n'ont pas encore fini de faire le deuil de leurs êtres disparus. En décidant d'organiser une manifestation pour exiger la libération des auteurs directs ou indirects des milliers de morts de la crise postélectorale, c'est narguer les parents des victimes qui sont encore meurtris par la perte des leurs. C'est aussi insulter la mémoire des victimes. C'est enfin faire renaître le règne de l'impunité qui était le lot quotidien de l'ex-pouvoir ; ce qui a conduit notre pays dans la guerre », a lu Joël N'guessan. Indiquant que les personnes dont la JFPI demande la libération sont des « assassins », les porte-parole du RDR ont appelé le Gouvernement à faire cesser définitivement l'impunité. « Nous demandons au Gouvernement de considérer l'intérêt des victimes avant celui des bourreaux. Il faut la justice, la repentance, avant le nécessaire pardon et l'éventuelle amnistie sinon les victimes seront légitimement fondés à se faire justice. Car là où la loi s'efface pour ne privilégier que les calculs et intérêts politiques, le désir de vengeance devient légitime », ont asséné Joël N'guessan et ses adjoints. Ils ont accusé les meneurs des grèves observées dans les secteurs de l'éducation et de la santé d'être des proches de l'ancien président Laurent Gbagbo, qui « refusent aujourd'hui le droit à l'éducation aux nouvelles générations ». Par ailleurs, le RDR a salué le dialogue engagé entre le Gouvernement et le FPI, les succès remportés par le président Ouattara dans la lutte contre le terrorisme au Nord du Mali et les extraditions de militaires et civils pro-Gbagbo vers la Côte d'Ivoire.

Hervé Kpodion

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  • SOURCE: L'inter

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