Supposée implication dans le putsch manqué au Burkina: L’affaire Soro prend une autre tournure

La réaction des autorités burkinabé
28/10/2015
(Photo d'archives)
La pression s’est-elle relâchée sur Guillaume Soro dans l’affaire du putsch manqué au Burkina Faso ?

L’hebdomadaire Jeune Afrique, dans sa dernière édition, consacre un papier à la récente perquisition du domicile ouagalais du chef du Parlement ivoirien. Les autorités burkinabé se sont excusées après le fâcheux incident expliquant qu’elles s’étaient trompées de résidence, apprend le bimensuel. Les magistrats auraient évoqué une commission rogatoire mais l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Ouaga n’en aurait pas eu connaissance.

En fait du domicile de Guillaume Soro, ce seraient plutôt les résidences de Chantal Compaoré, l’ancienne Première dame, et de Moustapha Chafi, ex-conseiller de Blaise Compaoré, qui étaient dans le viseur des juges. Dans le camp ivoirien, précisément, du côté des proches du président de l’Assemblée nationale, on apprécie modérément les récents événements y voyant une « violation de domicile ». JA indique qu'Abidjan ne devrait pas laisser l’acte « inamical » sans conséquence.

Mi-octobre, la résidence de Guillaume Soro à Ouaga avait été perquisitionnée dans le cadre de l’enquête sur le putsch raté du 17 septembre au Burkina, annonçait une source militaire. En marge de la campagne présidentielle en Côte d’Ivoire, Soro a été interrogé sur les évènements de Ouaga. Il avait alors répondu : « Je suis désolé et malheureux de ces accusations fallacieuses et infondées. Nous aurons l’opportunité de parler après les élections. Une chose à la fois. Faisons les élections et puis après, on parlera de politique internationale ».

Kisselminan COULIBALY

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