Burkina Faso : Djibril Bassolé évacué d’urgence en Tunisie pour des soins médicaux

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burkina-faso-djibril-bassole-evacue-d-urgence-en-tunisie-pour-des-soins-medicaux Djibril Bassolé, accusé d'être un acteur clé dans le coup d'Etat manqué en 2015 au Burkina reviendra au Burkina-Faso dès amélioration pour répondre de ses actes.
Afrique & Monde

Djibril Bassolé, l’ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, accusé d’être l’un des acteurs principaux dans le coup d’Etat manqué au Burkina-Faso, aux côtés du général Gilbert Diendéré a été transféré à Tunis le jeudi 08 mars 2019 pour des soins médicaux.

L’homme souffrant de problèmes cardiaques a finalement quitté Ouagadougou la journée du jeudi pour Tunis afin d’y recevoir des soins plus appropriés à ses problèmes cardiaques qui datent de 2017. Sa demande d’évacuation a finalement été acceptée par les autorités Burkinabés.

Cette information émane d’un communiqué de Rémis Fulgance Dandjinou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement dont le confrère Jeune Afrique a reçu copie. « Il (Djibril Bassolé) a été évacué en Tunisie pour des raisons sanitaires, où il subira des soins appropriés comme recommandés par ses médecins traitants. Cette évacuation participe de la volonté du gouvernement de veiller au respect des droits des personnes accusées et de s’assurer que les conditions sont réunies afin que chaque accusé puisse répondre de ses actes et participer, ainsi, à la pleine et entière manifestation de la vérité », précise le communiqué.

Selon le confrère, Djibril Bassolé a été évacué à bord d’un avion médicalisé mis à sa disposition par l’État Burkinabé. Dans cet avion se trouvaient son épouse, un médecin militaire, et des éléments de sécurité chargés de l’escorter durant toute la durée de son hospitalisation.

Officiellement accusé de « meurtres, trahison et complicité d’attentat à la sûreté de l’État », Djibril Bassolé avait plaidé non coupable lors de sa première comparution devant le tribunal militaire en décembre 2018. Comparution au cours de laquelle il avait été affaibli. Ces dernières semaines, l’état de santé de ce général de gendarmerie s’était aggravé. Il alternait les séjours entre l’hôpital et la villa du quartier cossu de Ouaga 2000, où il avait été placé en résidence surveillé en octobre 2017. Fin janvier, sa défense avait donc adressé une nouvelle demande d’évacuation sanitaire à l’étranger au président du tribunal militaire, le juge Seydou Ouédraogo, ainsi qu’au ministre de la Défense.

 

Maxime KOUADIO