Le Gabon dépénalise l'homosexualité

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Publié le Modifié le Source : Linfodrome
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L’Assemblée nationale gabonaise a supprimé l’amendement du code pénal voté il y a un an, qui interdisait les rapports sexuels entre personnes de même sexe. Les députés gabonais ont voté mardi soir la dépénalisation des rapports homosexuels, annulant un amendement du code pénal voté un an plus tôt qui condamnait l'homosexualité comme une « atteinte aux mœurs ».

Les législateurs de la chambre basse du parlement gabonais ont voté le mardi 23 juin 2020 la dépénalisation de l'homosexualité. Quarante-huit députés ont voté pour la dépénalisation, vingt-quatre ont voté contre et vingt-cinq se sont abstenus. Le Gabon devient ainsi l'un des rares pays d'Afrique subsaharienne à revenir sur une loi qui punit les relations sexuelles entre personnes du même sexe. Le mariage des couples de même sexe reste lui par contre interdit dans un pays où l'homosexualité est largement considérée comme un tabou. 

La dépénalisation a rencontré une opposition parmi les députés et une partie de la population. « Gays et lesbiennes sont donc désormais libres de s'afficher sans en être inquiétés, quand bien-même le mariage homosexuel, quant à lui, n'est toujours pas autorisé », se réjouit, pour sa part, Gabon Review.  

Plus de la moitié des pays d'Afrique subsaharienne (28 sur 49) disposent de législations interdisant ou réprimant l'homosexualité, parfois de la peine de mort. Ces dernières années, le Bostwana, l'Angola, le Mozambique et les Seychelles ont légalisé les relations entre personnes de même sexe, rejoignant le Gabon, la Côte d'Ivoire, le Mali, la République démocratique du Congo et le Lesotho. L'Afrique du Sud fait figure de pionnière en la matière.