Présidentielle au Bénin

Depuis Sakassou, un candidat défie Patrice Talon

Afrique & Monde
Publié le Modifié le Source : Linfodrome
depuis-sakassou-un-candidat-defie-patrice-talon Pr Fassinou Crespin dit que seule la présidence Béninoise l'intéresse.

Il vit en Côte d'Ivoire et est professeur en pédiatrie. Béninois, il souhaite briguer la magistrature suprême de son pays lors des échéances prochaines. Professeur Fassinou Crespin, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est président fondateur de la fondation Children's Hope International Africa. Lors d'une cérémonie d'arbre de Noël que sa fondation a organisé à N'Zokossou (Sakassou), dans la région de Gbêkê, en faveur de milliers d'enfants, le dimanche dernier, 13 décembre 2020, il s'est confié à nous.

Refusant catégoriquement de se prononcer sur la politique ivoirienne, Fassinou Crespin a dit que seule la présidence Béninoise l'intéresse, « parce que je suis Béninois » a-t-il précisé.  « Le volet politique, c'est pour bientôt. Je vais me situer si j'y vais ou pas pour l'élection présidentielle du Bénin. Il faut que je rentre là-bas pour voir comment les choses sont positionnées. Mon équipe est déjà complète au Bénin » a indiqué le pédiatre qui veut affronter l'actuel président de la République Béninoise, Patrice Talon. Selon lui, il croit en ses chances de remporter cette élection. « Pourquoi pas ? Parce qu'il faudra quand même que nous changions le Bénin. Le changement, c'est maintenant. Patrice Talon ne me fait pas peur, c'est un être humain comme tout le monde. Il est arrivé aussi facilement, c'est nous même qui l'avons emmené. Patrice Talon, il a fait du bon boulot, du très bon travail. Vous savez, la nature humaine a horreur de la rigueur. Patrice Talon en paie les frais aujourd'hui. Mais on ne peut pas diriger un pays s'il n'y a pas de rigueur, s'il n'y a pas de discipline. De la discipline et de la rigueur, il nous en faut. Il faudra qu'on continue toujours dans ce sens. Il faut bien qu'on continue de discipliner nos enfants. Et nous allons changer l'Afrique. L'Afrique, c'est le changement et l'heure a sonné » avance-t-il, confiant. A l'en croire, son projet de société est déjà prêt. Et très bientôt, l'homme compte prendre son vol pour regagner son pays pour ce combat.

 

Ladji Abou SANOGO 

(Correspondant régional)