Guerre en Ethiopie : Les autorités du pays accusent l’occident de dramatiser la situation

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Afrique & Monde

Depuis  le 2 novembre 2021 où un état d’urgence a été déclaré par le gouvernement éthiopien dans tout le pays en vue freiner l’avancement les rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) dans le nord de la région, la guerre en Ethiopie continue entre le gouvernement fédéral et la coalition rebelle menée par l’insurrection tigréenne

Selon les informations données par la radio France Internationale (RFI), les autorités de ce pays accusent l’occident de dramatiser la situation suite à l’appel de nombreuses ambassades à rapatrier leurs ressortissants. Pour le premier ministre Abiy Ahmed qui s’est rendu à proximité de la ligne de front par deux fois, s’est plaint des positions des chancelleries occidentales.

« Il est très décevant de constater, explique sa porte-parole Billene Seyoum, que des partenaires stratégiques d’encourager cette rhétorique alarmiste et négative. Nous rejetons en bloc ces tentatives de créer une atmosphère de peur et d’insécurité. C’est un discours destiné à servir des objectifs politiques. »

La porte-parole va jusqu’à accuser certains de ces pouvoirs étrangers de soutenir activement la rébellion tigréenne. Elle assure que, du côté gouvernemental, tout est fait pour stopper l’avancée du TPLF.

« La priorité du gouvernement éthiopien est de mettre un terme aux crimes commis par le TPLF dans les régions Afar et Amhara. Mais cela ne veut pas dire que le processus de paix n’aura pas lieu. »

Ce processus de paix est mené par l’Union africaine et son émissaire pour la corne de l’Afrique, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. « En principe, l’Ethiopie soutient toujours cet effort. Négocier la paix est quelques chose que nous avons toujours défendu », assure la porte-parole. D’après plusieurs diplomates et des sources au sein de l’Union africaine, ce processus est au point mort, les deux camps croyant à une solution militaire au conflit.


Un document interne des services de sécurité de l'ONU, daté de lundi 22 novembre 2021 et consulté demande à l'organisation de « coordonner l'évacuation et d'assurer que tous les membres éligibles des familles du personnel recruté à l'étranger quittent l'Ethiopie au plus tard le 25 novembre 2021 ». L'ambassade française, qui dit prendre cette décision au vu de "l’évolution de la situation militaire", avait ajouté prévoir de faciliter le départ des ressortissants sur des vols commerciaux en réservant des sièges et "si nécessaire" d'affréter un vol charter.

Sandra Kohet