Burkina Faso: Deux nouvelles interpellations après la manifestation du 27 novembre à Ouagadougou

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Afrique & Monde

Deux nouvelles interpellations ont été enregistrées ce vendredi 3 décembre 2021 au Burkina Faso

Après la manifestation du 27 novembre à Ouagadougou dans le but de dénoncer la gestion de la chose publique, plusieurs interpellations ont été faites.

Selon les informations données par la Radio France Internationale (RFI), des acteurs de la société civile et membres de la coalition d'organisations ayant appelé à la marche le samedi 27 novembre 2021 sont depuis, ce jeudi 2 décembre, à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. Ils sont notamment accusés d'atteinte à la sûreté de l’État et destruction de biens publics.

En plus de l’arrestation le lundi 29 novembre 2021 de Mamadou Drabo, secrétaire exécutif du mouvement Sauvons le Burkina Faso qui avait appelé à marcher samedi dernier, d’autres acteurs de la société civile ont aussi été interpellés, dont Hervé Ouattara, issu de la coalition d’organisations qui protestent contre l’augmentation de l’insécurité dans le pays.

Suite à l’arrestation de ses collègues, Valentin Yamkoudougou, porte-parole du mouvement Sauvons le Burkina Faso, dénonce « une traque » des acteurs de la société civile. « Nous sommes en train de nous organiser pour exiger la libération immédiate des acteurs de la société civile qui ont été arrêtés injustement depuis cette marche annoncée la semaine passée », rajoute-t-il.

Interrogé sur l'appel à la démission du président Roch Marc Christian Kaboré, il indique que « les consultations se poursuivent mais jusque-là, ce mot d'ordre est maintenu ».

Selon le mouvement, son secrétaire Mamadou Drabo, actuellement détenu à la Maco, aurait entamé une grève de la faim depuis son arrestation.

Le samedi 27 novembre 2021, la Place de la Nation de Ouagadougou ainsi que les alentours du Camp militaire Guillaume Ouédraogo étaient investis par les forces de l’ordre, depuis très tôt dans la matinée. Aux environs de 9h, la tension est montée d’un cran entre manifestants et forces de l’ordre. Avec le gaz lacrymogène, les manifestants se sont retrouvés un peu partout à travers la ville de Ouagadougou. Ils sont toujours pourchassés par les forces de l’ordre. Certains d’entre eux ont pris l’initiative de saccager des services notamment celui de l’Etat civil de la Mairie.

SK