Chancellerie Allemande : Angela Merkel passe la main à Olaf Scholz

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chancellerie-allemande-angela-merkel-passe-la-main-a-olaf-scholz Angela Merkel en présence d'Olaf Scholz, le nouveau chancelier d'Allemagne
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Angela Merkel a quitté la Chancellerie allemande pour laisser la place à son successeur Olaf Scholz.

La nouvelle est tombée ce mercredi 8 décembre 2021. A l’issue de l’élection qui s’est déroulée le 26 septembre 2021, sur 736 députés, 395 ont voté pour, 303 contre et 6 abstentions.

Le troisième social-démocrate élu chancelier

Selon la presse locale, pour la troisième fois dans l’histoire de l’Allemagne depuis la fin de guerre, un social-démocrate, Olaf Scholz, devient chancelier à la tête d’une coalition associant le SPD, les écologistes et les libéraux. Il lui fallait 369 voix pour être élu. Son élection comme neuvième chancelier de l'Allemagne d'après-guerre ne faisait aucun doute : son Parti social-démocrate (SPD), arrivé en tête aux législatives, dispose d'une confortable majorité (206 sièges), avec ses deux nouveaux partenaires de coalition, les Verts (118 sièges) et les libéraux du FDP (92). Le résultat de ce vote marque le retrait d'Angela Merkel à l'issue de quatre mandats qui, à neuf jours près, ne lui auront pas permis de battre le record de longévité détenu par Helmut Kohl (1982-1998).

Qui est Olaf Scholz

Olaf Scholz, 63 ans, a une longue carrière politique derrière lui. Le  chancelier est né à Osnabrück, dans l’Ouest de l’Allemagne, le 14 juin 1958, mais il est un Hambourgeois de cœur, une ville où ses parents, actifs dans le textile, s’installent lorsqu’il est bébé.  Il est le premier dans sa famille à faire des études et à incarner le modèle méritocratique défendu par le parti social-démocrate. Ses deux frères plus jeunes lui emboîtent le pas. L’un dirige aujourd’hui un hôpital dans le nord de l’Allemagne ; l’autre une entreprise active dans les nouvelles technologies.

 

Carrière politique

La carrière politique d’Olaf Scholz commence avec l’arrivée au pouvoir d’un autre social-démocrate, Gerhard Schröder, en 1998. Le nouvel élu au Bundestag prend la direction de la fédération du SPD à Hambourg et intègre les instances dirigeantes de son parti dont il sera le secrétaire général entre 2002 et 2004. Un large public fait alors la connaissance d’Olaf Scholz qui défend les profondes réformes sociales de Gerhard Schröder. C’est à cette époque qu’il est surnommé « Scholzomat », une allusion à sa façon de répéter sans cesse tel un robot les mêmes phrases. Le futur chancelier prend un malin plaisir à ne pas répondre aux questions des journalistes ou à donner une réponse qui ne correspond pas à la question. Et achève ses interlocuteurs en répondant par un lapidaire « oui » ou « non » à une interrogation sur un sujet complexe.

Le nouveau chancelier veut avec sa nouvelle coalition présenter un projet de modernisation du pays pour l’actuelle décennie plutôt qu’une gestion professionnelle, mais sans réforme majeure des crises inévitables.

Sandra KOHET (Avec RFI)