Burkina Faso : Qui est le nouvel homme fort, le lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba ?

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burkina-faso-qui-est-le-nouvel-homme-fort-le-lieutenant-colonel-paul-henri-sandaogo-damiba Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba (PhDr).
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Le Burkina Faso est dirigé par un nouvel homme fort depuis le lundi 24 janvier 2022 en la personne du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. La question qui se pose est de savoir qui est ce monsieur.

Désormais au commande du Burkina Faso, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) a manifesté son désir de prendre le dessus sur les djihadistes. Celui qui les dirige est le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, à en croire la signature du communiqué lu sur les antennes de la chaine nationale le lundi 24 janvier 2022.

Paul-Henri Sandaogo Damiba est un lieutenant-colonel d’infanterie de l’armée burkinabè. Le 3 décembre 2021, il devient commandant de la troisième région militaire du pays. Cette région a en charge le dispositif antiterroriste dans la zone est du Burkina Faso et la sécurité de la capitale Ouagadougou.

Dans la dynamique d’un réaménagement dans la hiérarchie militaire, Roch Marc Kaboré le nomme à ce poste par décret. Notons que ce chamboulement de l’armé faisait suite à l’attaque d’Inata. Une agression qui avait fait 57 morts, dont 53 gendarmes. Et qui a soulevé beaucoup de de mouvements d’humeurs dans le pays sur la question de la lutte contre le terrorisme.

Son aversion pour les coups d’Etat 

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, comme un grand nombre des chefs militaires nommés début décembre, est de ceux que l’ancien Président de transition Michel Kafando avait surnommé « les boys », parce qu’ils s’étaient opposés au coup d’État de 2015 mené par des éléments de l’ex-RSP, le régiment de sécurité présidentielle, dissout par la suite.

Le lieutenant-colonel Damiba aurait côtoyé, durant sa formation au sein de l’armée nationale, le colonel Zoungrana

Le lieutenant-colonel Damiba avait d’ailleurs témoigné en 2019 lors du procès du Général Diendéré. A l’époque, selon les articles relatant ce procès, Paul-Henri Damiba était commandant d’une unité antiterroriste, en poste à Dori. Lui-même ancien du RSP, il expliquait avoir reçu, en 2015, un appel téléphonique du général Djibril Bassolé, qui lui demandait s’il venait en renfort à Ouagadougou. Ce à quoi Paul-Henri Damiba avait répondu par la négative.

Le lieutenant-colonel Damiba, selon plusieurs sources, aurait côtoyé, durant sa formation au sein de l’armée nationale, le colonel Zoungrana. Ce dernier a été arrêté il y a deux semaines, justement parce qu’il était soupçonné de préparer un coup d’État.

Homme préparé à la guerre

Le lieutenant-colonel Damiba est aussi l’auteur d’un livre, un « essai sur le terrorisme ». Cet ouvrage, publié en juin dernier, est intitulé « Armées ouest-africaines et terrorisme : Réponses incertaines ? ». Il fait une analyse des stratégies antiterroristes au Sahel et leurs limites.

Sa maison d’édition, les Trois colonnes, indique que Paul-Henri Sandaogo Damiba est diplômé de l’école militaire de Paris – son nom figure en effet au Journal officiel parmi les officiers étrangers diplômés de la 24e promotion de l’école de Guerre, en 2017. Il est titulaire d’un master 2 en sciences criminelles du Conservatoire national des arts et métiers (le CNAM) de Paris, et il a également une certification d’expert de la Défense en management, commandement et stratégie.

Comme sa maison d’édition l’indique, le lieutenant-colonel Damiba a été engagé dans plusieurs opérations antiterroristes entre 2015 et 2019 « pendant qu’il assumait des responsabilités opérationnelles dans les régions du Sahel et du Nord. »

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