Mali: Une vingtaine de civils tués dans une attaque au nord de Gao, de nombreux déplacés

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mali-une-vingtaine-de-civils-tues-dans-une-attaque-au-nord-de-gao-de-nombreux-deplaces Au moins 20 civils tués dans une nouvelle attaque dans le nord de Gao au Mali
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Au Mali, le nord du Gao a été le théâtre d’une nouvelle attaque perpétuée par des hommes armés faisant une vingtaine de civils tués, ont rapporté les médias internationaux.

Au moins 20 civils ont été tués le samedi 18 juin au nord de Gao, principale ville du nord du Mali, par des hommes armés, de présumés djihadistes. Cette nouvelle attaque de population civile a entraîné de nouveaux déplacements de populations, où la situation sécuritaire se détériore.

Quelques dizaines de morts

"Des terroristes criminels ont assassiné samedi au moins vingt civils dans plusieurs hameaux de la commune d'Anchawadj", à quelques dizaines de kilomètres au nord de Gao, a assuré par téléphone à l'AFP un responsable de la police de la région sous couvert d'anonymat, a rapporté le médias lemonde.fr.

Un autre responsable policier à Bamako, également sous couvert de l'anonymat, a confirmé à l'AFP "l'assassinat samedi d'une vingtaine de civils à Ebak à 35 km au nord de Gao, et dans des localités voisines", évoquant "un acte perpétré par des criminels armés".

"Des hommes armés ont débarqué à moto et ont ouvert le feu"

Selon les témoignages recueillis, des hommes armés ont débarqué à moto samedi dans la localité de Ebak et ses environs, des localités situées à quelques dizaines de kilomètres au nord de Gao, principale ville du nord du Mali. Les hommes armés sont descendus de leurs engins, ont été rejoints par d’autres hommes armés et des coups de feu ont été entendus.

Au moins 20 civils ont été tués et six autres sont portés disparus. Les assaillants sont ensuite repartis avec du bétail appartenant à des habitants. Le lendemain, dans la crainte d’une nouvelle attaque, une partie de la population civile a pris la direction du Sud.

Plusieurs centaines de personnes sont désormais regroupées sans défense sur un site d’hébergement, des élus de la région lancent un appel au gouvernement malien afin d’assurer leur sécurité. Car les groupes de criminels, les groupes armés et les djihadistes circulent librement dans une bonne partie de la région.