Guerre en ukrainienne : Volodymyr Zelensky accuse l'Amnesty International de d' « amnistier l'État terroriste »

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Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé le jeudi le 4 août 2022 le rapport de l’ONG Amnesty International, qui accuse Kiev de mettre en danger la vie des civils, dans la guerre avec la Russie.

Le président ukrainien a répondu le jeudi soir aux accusations d'Amnesty International qui reproche aux Ukrainiens d'établir des bases militaires dans des écoles et des hôpitaux, une tactique qui violerait le droit humanitaire international, à plus de cinq mois de guerre.

« Amnistier l’Etat terroriste »

Volodymyr Zelensky estime que l'ONG tente d' « amnistier l'État terroriste » de Russie. Dans une déclaration vidéo devenue quotidienne, il accuse Amnesty International de « transférer la responsabilité de l'agresseur à la victime ».

« L'agression contre notre État est injustifiée, invasive et terroriste. Si quelqu'un rédige un rapport dans lequel la victime et l'agresseur sont d’une certaine manière mise sur un pied d'égalité, si certaines données sur la victime sont analysées et que les actions de l'agresseur sont ignorées, cela ne peut être toléré », a ajouté Zelensky.

Le chef de la diplomatie se dit indigné des accusations de l’ONG

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, avait fait part, un peu plus tôt dans la journée de son indignation et affirmé que les propos d'Amnesty International étaient « injustes ». Il a accusé l'ONG de défense des droits de l'homme de « créer un faux équilibre entre l'oppresseur et la victime, entre le pays qui détruit des centaines et des milliers de civils, de villes, de territoires et le pays qui se défend désespérément ».

Dans un rapport publié jeudi 4 août 2022 après une enquête de quatre mois, Amnesty International pointe l'armée ukrainienne du doigt et lui reproche d'établir des bases militaires dans des écoles et des hôpitaux et de lancer des attaques depuis des zones peuplées, une tactique qui viole selon elle le droit humanitaire international.

« Le fait de se trouver dans une position de défense ne dispense pas l'armée ukrainienne de respecter le droit international humanitaire », a commenté Agnès Callamard, la secrétaire générale de l'ONG.

Amnesty International a toutefois, dans son rapport, insisté sur le fait que les tactiques ukrainiennes ne « justifient en aucun cas les attaques russes aveugles » qui ont frappé les populations civiles.