77ème Assemblée Générale de l’ONU

Situation Mali / Guinée : Menace de lourdes sanctions au sommet extraordinaire de la CEDEAO à New York

Publié le Modifié le
situation-mali-guinee-menace-de-lourdes-sanctions-au-sommet-extraordinaire-de-la-cedeao-a-new-york Sommet extraordinaire de la CEDEAO sur le Mali et la Guinée, sous menace de lourdes sanctions
Afrique & Monde

En marge de la 77ème Assemblée générale de l’ONU, un important sommet de la CEDEAO est prévu ce jeudi 22 septembre 2022, sur le situation politique au Mali et en Guinée.

Un sommet très attendu de la CEDEAO se tient ce jeudi 22 septembre 2022 en fin de journée à New York. Cette rencontre de haut niveau, convoquée à l’initiative de la présidence Bissau guinéenne, sera essentiellement consacrée aux situations en Guinée et au Mali, sources de tensions entre l’organisation régional et les deux capitales, rapporte le confrère de RFI.

Agenda africain de l’AG de l’ONU

Ce sommet extraordinaire se positionne comme l’évènement africain de la 77ème Assemblée générale des Nations Unis, comme souhaité par le président de la Guinée-Bissau Umaro Sissoco, l’actuel président en exercice de l'organisation des Etats ouest-africains (Cédéao).

Au programme « le réexamen de la situation en Guinée et Mali », source de tensions entre l’organisation régionale et les deux capitales. Car si le président en exercice de l’organisation, Embalo a exprimé sa satisfaction envers la transition au Burkina Faso qui dit-il « respecte la feuille de route » convenue avec la Cédéao, il n’en va pas de même avec les autorités de transition de Guinée et du Mali. C’est pourquoi il a voulu ce sommet extraordinaire de New York, à l’issu duquel sera décidé le sort de la junte guinéennes. 

De « lourdes sanctions » sont « sur la table »

A l’occasion l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi, médiateur de la Cédéao, présentera aux chefs d’État le rapport de sa récente mission à Conakry, fin août : celui-ci devrait lister les points d’accord et de désaccord avec les autorités de la transition guinéenne et faire des recommandations à Conakry et aux États membres.

Le désaccord majeur porte sur la durée de la transition. Pour le président Embalo, les 24 mois convenus ne sont « pas négociables » et l’hypothèse de « lourdes sanctions » est « sur la table ».

S’agissant du Mali, le point de crispation est la question des 46 soldats ivoiriens détenus depuis le 10 juillet, dont la Côte d’Ivoire demande la libération immédiate. Mais aussi l’application du chronogramme établi à Accra au mois de juillet, en même temps que la levée des sanctions frappant Bamako et devant « conduire à des élections et au rétablissement d’un régime civil » d’ici 2024.