Justice Internationale : Ce qu’a fait le président de la CPI au Ghana, son message aux pays africains

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Afrique & Monde

Le Président de la Cour pénale internationale (CPI) le juge Piotr Hofmański, a effectué une visite officielle au Ghana pour y donner la deuxième conférence publique annuelle du Centre africain de justice pénale internationale

Le Président de la Cour pénale internationale (CPI) le juge polonais Piotr Hofmański, a effectué une visite officielle au Ghana pour y donner la deuxième conférence publique annuelle du Centre africain de justice pénale internationale (ACICJ) à l'Institut ghanéen de gestion et d'administration publique (GIMPA).

Le président de la CPI échange avec les autorités ghanéennes 

Au cours de sa visite, le Président de la Cour a tenu des réunions officielles avec le Président de la République du Ghana, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, le Président du Parlement, Alban Sumana Kingsford Bagbin, le Juge en chef du Ghana Kwasi Anin-Yeboah JSC, et le Ministre de la Justice et Procureur général, Godfred Yeboah Dame. Lors de ses conversations avec les autorités nationales, le Président Hofmański a reconnu avec satisfaction le soutien de longue date du Ghana à la Cour et a reçu de solides assurances de l'engagement continu du pays à cet égard.

Le Président Hofmański a évoqué les réalisations et les progrès de la CPI au cours de ses 20 années d'existence

Les réunions ont également été l'occasion de discuter des moyens de développer davantage la relation de coopération entre la CPI et la République du Ghana en vue de renforcer le système de justice pénale internationale. Pendant son séjour à Accra, le Président de la CPI a également rencontré le Coordonnateur résident des Nations Unies, Charles Abani, ainsi que des membres de la communauté diplomatique au Ghana. Lors de sa conférence publique à l'Institut GIMPA, le Président Piotr Hofmański a évoqué les réalisations et les progrès de la CPI au cours de ses 20 années d'existence, et a discuté des rôles complémentaires joués par la Cour et les juridictions nationales dans la lutte contre l'impunité pour les crimes les plus graves au regard du droit international.

Il a souligné que : « la CPI, bien qu'elle joue un rôle clé en tant que pilier du système de justice pénale internationale, n'a aucune chance de mettre fin à l'impunité à elle seule. C'est pourquoi le renforcement des capacités des juridictions nationales est si crucial. Ce renforcement des capacités comporte plusieurs éléments, notamment l'éducation et la formation des avocats, ainsi que des mesures législatives ».

Le message du président de la CPI à l'endroit des pays

Il a poursuivi en déclarant qu'«étant une Cour de dernier recours, la CPI agit comme un miroir des juridictions nationales, les exhortant à traiter des crimes les plus graves par le biais des tribunaux nationaux, afin que la CPI n'ait pas besoin de s'impliquer. Et en effet, la plupart des États préfèrent voir les procès se dérouler dans leurs propres tribunaux plutôt qu'à La Haye. La CPI est donc en quelque sorte un catalyseur, une incitation pour les juridictions nationales à tenir responsables les auteurs d'atrocités.