Burkina Faso : Paul-Henri Damiba, le président déchu rompt le silence, la situation se complique

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burkina-faso-paul-henri-damiba-le-president-dechu-rompt-le-silence-la-situation-se-complique Paul Henri Damiba, le chef de l' Etat contesté du Burina Faso est sorti de son silence
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  Alors qu’il était annoncé, retranché, dans la base française de Kamboincé, après le coup d’État militaire du vendredi 30 décembre 2022, le lieutenant colonel, Paul Henri Damiba Sandaogo est sorti de son silence,

La situation reste toujours tendue à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, après le coup d’État militaire opéré par le capitaine Ibrahim Traoré et ses hommes, le vendredi 30 septembre 2022. Paul Henri Damiba Sandaogo,  le président déchu, a dans un communiqué, formellement démenti les rumeurs selon lesquelles il se serait retranché dans une base militaire française.

Démenti formel

 

"Peuple du Burkina Faso, les évènements tragiques que traverse notre pays en ce moment, sont à l’origine de diffusion d’informations mensongères, savamment orchestrées et distillées dans le but de manipuler les populations en les instrumentalisant pour des causes étrangères et au détriment de l’intérêt supérieur de la Nation. Je dément formellement m’être réfugié dans la base française de  Kamboinsin. Ce n’est qu’une intoxication pour manipuler l’opinion », a déclaré le tombeur du président Roch Marc Christian Kaboré, dans un communiqué publié ce samedi 1er octobre 2022.

Le lieutenant-colonel arrivé au pouvoir après un coup d’État militaire en janvier 2022 le Capitaine Traoré et « compagnie » à revenir à la raison pour éviter « une guerre fratricide » dont le Burkina Faso n’a pas besoin dans ce contexte. Il a également saisi l’occasion pour appeler les populations civiles à rester calmes chez elles".

 

Cette sortie du président contesté par les hommes de l’unité cobra, une unité des forces spéciales en premières ligne dans la lutte contre les terroristes intervient alors que de nouvelles tensions ont été signalées dans le centre-ville de Ouagadougou un peu plus tôt dans la journée.

La France dément formellement toute implication dans les évènements en cours depuis hier au Burkina Faso

Les militaires putschistes ont accusé Paris de soutenir le désormais « ex-président », Paul Henri Damiba, des allégations formellement démenties par l’ambassade de France au Burkina Faso, dans un communiqué publié dans la matinée. « La France dément formellement toute implication dans les évènements en cours depuis hier au Burkina Faso. Le camp où se trouvent les forces françaises n’a jamais accueilli Paul-Henri Sandaogo Damiba, pas davantage que notre ambassade », indique le communiqué.

Le nouvel homme fort de Ouagadougou, de son côté, soutient, qu’il ne peut confirmer la présence du lieutenant colonel Paul-Henri Damiba à la base française de Kamboinsin. Mais selon des informations qu’il indique avoir reçues des hommes du chef de l’État déchu, l’officier supérieur de l’armée burkinabè, devenu chef d’État après le putsch du 22 janvier 2022, y serait et préparerait une contre-offensive. Se disant désolé que le lieutenant colonel Damiba souhaite un affrontement.

  "Nous sommes sur nos positions. La plupart des jeunes soldats me connaissent. Les jeunes officiers, nous avons les mêmes idéaux, je pense qu’ils ne vont pas se laisser manipuler. Voilà pourquoi jusque-là, il n’y a pas d’affrontement. Nous n’allons pas affronter nos jeunes frères à cause d’un individu", a laissé entendre le capitaine Traoré. Selon le Figaro, un journal français, ce nouveau coup de force ne ferait pas l’unanimité au sein de la grande muette. L’État major des armées aurait d’ailleurs produit un communiqué dans lequel il déclare ne pas se reconnaître dans ce coup de force.