Libération des 46 soldats : La Cedeao lance un ultimatum aux autorités maliennes

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Afrique & Monde

Des sanctions seront appliquées aux autorités maliennes s'ils ne libèrent pas les 46 soldats ivoiriens encore en détention.

Les chefs d’États de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest ( Cédéao) demandent aux autorités maliennes de libérer les 46 soldats ivoiriens encore détenus à Bamako avant le 1er janvier 2023. Passé ce délai, des sanctions seront appliquées contre le pays. Telle est l'une des décisions du 62e sommet des chefs d’États de la Cedeao relayé par Radio France International ( RFI)

La CEDEAO tape le point sur la table

C’est le président togolais Faure Gnassingbé, médiateur dans le dossier, qui se rendra dans la capitale malienne pour faire passer le message.

Des sanctions seront appliquées aux autorités maliennes s'ils ne libèrent pas les 46 soldats ivoiriens encore en détention.

Les transitions malienne, guinéenne et burkinabè ont été d’autres sujets de discussions. Avec un ministre des Affaires étrangères très actif dans les couloirs, le gouvernement guinéen est arrivé à vendre aux participants du sommet d’Abuja une transition d’une durée de 24 mois. La conférence des chefs d’État, elle, a demandé un dialogue inclusif. S’il ne peut pas se tenir à Conakry, la Cédéao proposera d’accueillir la rencontre dans une autre capitale de la sous-région.

Au Burkina Faso, le sommet a validé le rapport du médiateur, l’ancien président nigérien Issoufou Mahamadou, qui a demandé une grande solidarité à l’égard de ce pays. D'autre part, l’institution sous-régionale, qui s'inquiète de la situation sécuritaire et humanitaire, va aider le pays.

La transition malienne, elle, est observée à la loupe, même si des progrès sont notés.

Une force régionale contre le terrorisme

Un projet de création d’une force régionale de la Cédéao a été adopté. Cette force, dont tous les contours ne sont pas connus, « sera une force d’intervention contre le terrorisme et les changements anticonstitutionnels dans la sous-région », explique à RFI Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cédéao.