Le Nigeria fait face à de nouvelles violences

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Publié le Source : Linfodrome
le-nigeria-fait-face-a-de-nouvelles-violences Des passants contournent l'épave d'un véhicule brûlé à Lagos, le 18 février 2012. REUTERS/Akintunde Akinleye

Le Nigeria est en proie à de nouvelles violences. On en sait un peu plus aujourd'hui sur ce qui s'est produit le 24 février 2012 dans la ville de Gombe dans l’Etat du même nom au nord-est du pays. Un poste de police a été entièrement brûlé par un groupe suspecté d'appartenir à la secte islamiste Boko Haram.

Les assaillants avaient tenté auparavant d'envahir la prison voisine, visiblement pour libérer certains de leurs compagnons. Au moins 14 personnes ont trouvé la mort. Ce dimanche 26 février, un kamikaze aurait pénétré en voiture dans une église chrétienne de Jos, dans le centre du pays, tuant trois personnes.

Ce vendredi 24 février, l’attaque s’est déroulée en fin de journée et elle aurait duré près de deux heures et demie. Selon des témoignages concordants, plusieurs hommes armés auraient encerclé la prison de Gombe, au nord-est du Nigeria, en tirant et en activant des charges explosives.

Faute de parvenir à prendre d’assaut l’édifice, ils s’en seraient alors pris au commissariat de police situé de l’autre côté du rond-point, non loin du palais de l’Emir. D’après la police, douze personnes ont péri dans l’incendie du bâtiment (dix civils et deux agents) et cinq personnes ont par ailleurs été blessées.

Ce n’est pas la première fois que Gombe est le théâtre de violences. En deux mois, la ville a essuyé quatre assauts, mais aucun de cette ampleur. Pour l’heure, l’attaque de vendredi n’a pas été revendiquée mais les soupçons se portent sur la secte islamiste Boko Haram. Il y a une semaine le mouvement fondamentaliste avait mené un raid quasi similaire contre la prison de Kogi, au centre du Nigeria, libérant 119 détenus.

Lors des attaques conjuguées de Kano le 20 janvier dernier, et qui ont fait 185 morts, Boko Haram aurait perdu beaucoup de ses membres. Il est donc fort probable que, depuis, le mouvement cherche par tous les moyens à augmenter ses effectifs.

Par RFI