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Vernissage : Le "Bwiti" en image pour un appel à la jeunesse à se réapproprier notre culture africaine

Publié le : 26 mai 2024 par Adolphe ANGOUA

Le vernissage de l'exposition de photos retraçant le mode de vie des "Bwiti" du Gabon du photojournaliste, Désirey Minkoh a ouvert ses portes le mercredi 22 mai 2024 à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix à Yamoussoukro. Ces photos resteront visibles, jusqu'au 29 mai prochain, dans le hall de ladite bâtisse.

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Le vernissage de l'exposition de photos de M. Désirey Minkoh d'Afrikimages Agency de Libreville au Gabon a ouvert ses portes le mercredi 22 mai 2024 à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix à Yamoussoukro. Les photos exposées à ce vernissage de cette exposition haute en couleur qui prendra fin le 29 mai 2024 prochain, exprime la parfaite illustration d'un photographe témoin de son temps et passionné de l'histoire des "Bwiti" du Gabon.

L’un des meilleurs symboles de l’identité culturelle

Diabolisé pour certains, divin pour d'autres, le "Bwiti" est l'un des meilleurs symboles de l'identité culturelle car il est pratiqué par presque l'ensemble des ethnies de ce pays de l'Afrique centrale. Il est plus répandu et a franchi les frontières voisines du Cameroun et de la Guinée Équatoriale. Les pygmées du Gabon sont dépositaires de ce rite. Il représente pour eux la conception religieuse de l'invisible et du Divin. Ce monde, ces peuples de la forêt y avaient accès de façon empirique grâce à la manducation de bâtonnets de racines d'Iboga dont les effets se font sentir à divers degrés.

Le photojournaliste propose un voyage dans le monde des "Bwiti" du Gabon, les méandres de leur vie, leur relecture appelant une meilleure compréhension de ce monde. Et ce, au travers des photos surréalistes qui portent en elles une foule d'émotions tirée de la vie atypique d'un monde à part des "Bwiti".

Désirey Minkoh a indiqué que le premier objectif de cette exposition est d'amener notre jeunesse de toute l'Afrique à se réapproprier notre culture africaine

Cette exposition offre un aperçu du riche patrimoine culturel de ce peuple et des enjeux liés à sa préservation et à sa valorisation. M. Désirey Minkoh a indiqué que le premier objectif de cette exposition est d'amener notre jeunesse de toute l'Afrique à se réapproprier notre culture africaine. Précisant, à titre d'exemple, que les japonais et les chinois qui ont réussi à se développer sont attachés à leur culture.

‘’Les chinois et les japonais sont très attachés à leur culture. Mais nous, nous avons été colonisés. Et les colons nous ont fait croire que nos pratiques étaient démoniaques. Donc pour moi, c'est un appel au retour aux sources et à la réappropriation de nos cultures africaines’’, a mentionné le photojournaliste.

Le brassage culturel

Il prône le brassage culturel. ‘’A l'heure de la mondialisation, ce qui va rester aux peuples c'est leurs cultures. Tous les peuples qui vont perdre leurs cultures vont quasiment disparaître à cause de la mondialisation. Donc c'est un appel à la jeunesse au retour aux sources. Parce que lorsqu'on sait d'où on vient, on sait mieux combattre la vie et on est moins influencé par les autres cultures’’, s'est-il convaincu.

Il a lancé un appel au rapprochement à notre culture. ‘’Vu qu'un peuple sans culture est un peuple perdu, j'ai choisi le "Bwiti" parce que c'est le rite le plus pratiqué au Gabon. Sur 42 ethnies, c'est le rite qui est pratiqué par la quasi-totalité des ethnies du Gabon. Le "Bwiti" est un rite initiatique qui compte plusieurs branches et qui a beaucoup de formes de pratiques’’, a-t-il soutenu.

Je fais la promotion du "Bwiti" qui met en avant la connaissance de soi et la recherche de Dieu

Selon lui, cette série doit rappeler aux uns et aux autres qu'avant les cultures importées, on avait notre façon de prier Dieu tout en précisant que le "Bwiti" existait avant le christianisme. ‘’Nos chansons dans le "Bwiti" font référence à Dieu. Ça veut dire que c'est une voie spirituelle, à l'image de celle des autres. Sauf que les autres ont souvent pour eux. Mais nous, on a honte des nôtres. Et c'est pour cela que je fais la promotion du "Bwiti" qui met en avant la connaissance de soi et la recherche de Dieu. Mais également la recherche des guérisons vu qu'il y a des bandes de"Bwiti" qui sont capables de soigner plusieurs maladies’’, -t-il souligné.

M. Kouakou Mathias, représentant le Secrétaire Général de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, Pr Jean Noël Loukou a exprimé la nécessité pour les différents peuples d'adopter mutuellement leurs différentes cultures. Tout en affirmant que la culture est un pan primordial de la paix.

‘’Lorsque les peuples s'acceptent les uns les autres, c'est qu'ils adoptent leurs différentes cultures’’, s'est-il convaincu. Estimant qu'à travers la présentation de la culture "Bwiti" qui est une initiation adoptée par la majorité des ethnies gabonaises, le photojournaliste ouvre le Gabon à la Côte d'Ivoire.


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Article rédigé par

Adolphe ANGOUA

Journaliste Reporter

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