Gestion de l'Etat

Ce que les Ivoiriens pensent de la gouvernance Ouattara


02/09/2013
Une enquête-terrain réalisée sur la période du 11 au 25 mars 2013 a permis d'apprécier l'opinion des Ivoiriens sur les questions de gouvernance politique et économique en Côte d'Ivoire.

Les résultats de l’enquête "Afrobaromètre Round5-Côte d’Ivoire'' qui ont été rendus publics vendredi dernier 30 août à l'hôtel Manhattan, Suites sis à la Riviera Attoban, font ressortir que les populations ivoiriennes sont optimistes quant à la situation socio-économique. « Les enquêtés sont relativement optimistes sur le lendemain économique du pays. En effet, plus de trois enquêtés sur quatre (75,3%) ont affirmé croire en un lendemain économique meilleur. Ils sont moins nombreux ceux qui pensent que la situation va rester inchangée », a rapporté l’Investigateur national dans le cadre de ce projet, par ailleurs enseignant-chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, Dr Esso Emmanuel, qui présentait le thème portant sur « Les conditions économiques des populations ivoiriennes ».

Dans la même veine, M. Esso a relevé qu’un enquêté sur deux (53%) a déclaré avoir de mauvaises conditions de vie. Cette enquête, selon Dlui, indique que le travail salarié à plein temps n’est pas l’affaire d’un grand nombre de personnes. « Seulement un Ivoirien sur quatre en possède. Si on ajoute les 10% d’emplois à temps partiel, c’est moins de 40% d’Ivoiriens de plus de 18 ans qui exercent un emploi rémunéré », a révélé l’expert en démographie.

Pour ce qui est du thème relatif au « type de société souhaité par les Ivoiriens », Dr Esso Emmanuel a fait savoir que la quasi-totalité des Ivoiriens estime que les dirigeants ne doivent pas favoriser leur groupe ethnique d’origine au détriment des autres. « En effet, quel que soit le sexe, plus de neuf personnes interrogées sur dix disent vouloir une société où les dirigeants ne favorisent pas leur région ou groupe ethnique d’origine », a-t-il souligné.

En outre, l’enseignant-chercheur a noté que plus de huit enquêtés sur dix pensent que les Ivoiriens devraient être libres d’adhérer à n’importe quelle organisation, en dépit de la volonté du gouvernement. Le statisticien s’est également fait fort d’indiquer qu’il y a un jugement mitigé sur la liberté d’expression de la presse. « On a demandé aux populations de choisir entre les deux affirmations " Affirmation 1 : Les médias devraient être libres de publier n’importe quelles opinions ou idée sans le contrôle du gouvernement" et "Affirmation2 : le gouvernement devrait pouvoir interdire les médias de publier ce qui pourrait nuire à la société", celle qui est la plus proche de leur opinion.

Les réponses sont mitigées. C’est quasiment le même pourcentage de l’une ou de l’autre affirmation, les deux affirmations étant relativement opposées. Observé selon le sexe, le comportement reste inchangé », a-t-il élucidé. Et de faire ressortir que sept Ivoiriens sur dix estiment que les femmes devraient avoir la même chance d’être élues que les hommes. Faisant le point sur la ''Disponibilité, accessibilité de services publics en Côte d’Ivoire'', l’investigateur s’est, en substance, exprimé en ces termes : « Les possibilités d’accès aux services publics d’eau, électricité et évacuations des eaux usées présentent des variations importantes selon le milieu de résidence(…). L’existence de centre de santé et d’école varie significativement selon le milieu de résidence en Côte d’Ivoire(…).

Il existe de fortes disparités entre les milieux urbain et rural en ce qui concerne l’existence de marché, le bitumage des voies et la couverture GMS », a-t-il dévoilé. A l'ouverture de la rencontre, le directeur exécutif du Centre de recherche et de formation sur le développement intégré (CREFDI), Silwé Michel Kafalo, a indiqué que ''Afrobaromètre'' est une série d’enquêtes comparatives sur les opinions publiques qui inclut plus de 35 pays africains dans le Round 5 (2011-2013). Basées sur des échantillons représentatifs de la population du pays, les enquêtes évaluent les attitudes des citoyens sur la démocratie et la bonne gouvernance, l’économie, les conditions de vie et la société civile. Le travail de "Afrobaromètre" en Côte d’Ivoire est coordonné par le CREFDI.

Gueu B.

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites

Bertrand Gueu

|

  • SOURCE: L'inter

Videodrome