Filière manioc : Ces variétés qui produisent plus de 25 tonnes à l'hectare

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filiere-manioc-ces-varietes-qui-produisent-plus-de-25-tonnes-a-l-hectare Les nouvelles variétés de manioc permettent à la fois de maximiser le rendement et de garantir la sécurité alimentaire (Photo DR)
Economie

La production et la transformation du manioc est l’activité principale de certains groupements agricoles basés dans le département de Bouaké.

Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (PPAAO/WAAPP) qui vise la sécurité alimentaire accorde une priorité à la vulgarisation de nouvelles variétés culturales notamment le manioc, dénommées Bocou et Yacé. Une délégation conduite par le directeur technique du projet, Kouakou Amani Emmanuel a échangé avec les producteurs et transformateurs du manioc de Bouaké.

C'était le jeudi 21 septembre dans le cadre du suivi des activités des bénéficiaires de ce programme du mardi 17 au samedi 21 septembre 2013 dans plusieurs localités. Dans les localités de Languibonou, Bamoro, Kanhankro et dans la commune de Bouaké, les acteurs du vivrier s'intéressent plus aux nouvelles variétés du manioc développées par le PPAAO/WAAPP , notamment le ''Bocou''. Qui sont en train de révolutionner la filière avec une production de plus de 25 tonnes à l'hectare.

A Languibonou , village situé à environ 30 Km de Bouaké, route de Béoumi, les échanges avec les planteurs qui se sont déroulés dans les plantations, ont été édifiants. Djê Noël, secrétaire général du groupement '’Yéoukaéhou’’ et ses camarades trouvés à la tâche sur l’une de leurs parcelles de parc à bois de manioc d’une superficie de 3 ha ont expliqué que rien ne se perd dans le manioc . Les tubercules, les tiges et les feuilles, se vendent. La multiplication des tiges est aussi rentable. Le parc à bois de 0,25 ha peut donner 103 000 boutures, une équivalence de 12 ha.

A Bamoro, village situé à 10 Km après Bouaké, les productrices et les transformatrices du manioc membres de la coopérative ‘’ Edinanwlê’’ ont exposé les difficultés qu'elles rencontrent dans le cadre leurs activités. Selon la présidente, Yao Affoué Marie Jeanne la transformation du manioc se fait de façon manuelle, faute de broyeuse. Les responsables de la délégation PPAO/WAAPP ont confié que le projet qui prévoit l'équipement des coopératives va mettre à leur disposition une broyeuse.

Une visite à la Coopérative Union des commerçantes du vivriers de Bouaké (UCVB) a permis de découvrir que la transformation du manioc est une véritable industrie. Un aspect important pour le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest. La présidente de l'UCVB Kouakou née Assoi Tanoh, a cité quelques produits faits à base du manioc : l'attiéké, la pâte fraîche, le gari, l'amidon et l'attiéké déshydraté. La capacité de transformation de manioc frais de cette coopérative se chiffre par jour à 4 tonnes dont 60 %, soit 2,4 tonnes destinée à produire l'attiéké. La pâte de manioc exportée au Burkina-Faso.

Marcelle AKA, envoyée spéciale à Bouaké

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