Golfe de Guinée

Une Ong réclame des textes de loi pour lutter contre les bateaux pirates

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une-ong-reclame-des-textes-de-loi-pour-lutter-contre-les-bateaux-pirates Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobénan Kouassi Adjoumani (Ph. G. DE G)
Economie

Le tableau de chasse de la pêche illégale est saisissant. Les statistiques montrent qu’elle représente plus de 10.000 milliards de fcfa chaque année. En Afrique de l’Ouest, dans le Golfe de Guinée, 37 % de la capture provient de la pêche illicite non déclarée et non réglementée (Inn).

Pour inviter les décideurs à une prise de conscience forte contre ce phénomène qui est en train de ruiner notre écosystème marin et tous les efforts déployés, l’Ong Environmental justice foundation (Ejf) a projeté, jeudi dernier, en zone portuaire (en présence du ministre en charge des ressources halieutiques), un film qui présente ce désastre.

Pour Barthélemy Kouassi, chargé de mission Ejf – Côte d’Ivoire, il convient que des mesures préventives vigoureuses soient prises dans le sens de la protection de nos ressources, pour le bien-être des populations. « Nous saluons déjà les autorités ivoiriennes qui, dans cette perspective, viennent d’acquérir des engins de navigation pour la surveillance de notre territoire marin. Mais, ces efforts doivent être aussi soutenus par la mise en place d’un cadre législatif et réglementaire afin de rendre plus efficace la lutte contre la pêche Inn », a-t-il plaidé, non sans marquer la volonté de son organisation à toujours appuyer la Côte d’Ivoire en ce qui concerne les échanges d’informations et la dénonciation des bateaux pirates pour l’éradication de ce phénomène.

Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Etienne Kobénan Kouassi Adjoumani, a qualifié, pour sa part, la pêche Inn de ‘’crime mondial’’, particulièrement contre les pays en voie de développement qui disposent de faibles moyens pour une surveillance efficace des eaux. Après avoir relevé tous les méfaits de la pêche illicite, le ministre Adjoumani a ressassé toutes les initiatives, sur le plan national, pour lutter contre ce fléau.

Il s’agit, entre autres, de la validation du plan stratégique de développement de l’élevage, la pêche et l’aquaculture de Bassam, de la formation des inspecteurs par l’Ue pour les missions d’inspection, de contrôle des navires et d’application des lois, puis de la réactivation de la surveillance satellitaire. C’est pourquoi le ministre, qui avait à ses côtés le commandant de la marine nationale et le Dg de la Dgamp, a remercié l’Ong Ejf (basée à Londres) ainsi que les autres acteurs qui ont compris la pertinence de la lutte contre la pêche illicite.

G. DE GNAMIEN

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