Relance économique

Côte d'Ivoire: Le ministre du Budget pas satisfait du rendement des Tva


29/07/2015
Le ministre auprès du Premier ministre chargé du Budget, Abdourahmane Cissé (Ph:DR)
Le ministre chargé du Budget veut voir améliorer le rendement de la Taxe sur la valeur ajoutée(Tva).

Hier, à l'ouverture d'un atelier de dissémination des résultats de recherche organisé à Cocody par la Cellule d'Analyse des politiques économiques du Cires (Capec), Abdourahmane Cissé a clairement marqué sa désapprobation devant le niveau de recouvrement de la Tva. « Le rendement de notre Tva ne correspond pas aux potentialités de la Côte d'Ivoire », a-t-il estimé. La solution envisagée est toute simple : Associer les chercheurs de la Capec. Le ministre veut mettre les chercheurs à contribution à travers des propositions et une matrice d'actions en vue de lutter contre la fraude qui gangrène l'économie ivoirienne.

Abdourahmane Cissé a par ailleurs indiqué que le gouvernement travaille, avec ses différents partenaires, sur la mise en oeuvre d'un autre Plan national de développement(Pnd). Notons que cet atelier avait pour thème : «Quelles stratégies pour une transformation structurelle de l’économie ivoirienne ?», et s'est articulé autour de deux sous-thèmes : «Stratégies de mobilisation des ressources domestiques et financement de l’économie», et «Innovation et performance du secteur privé pour une économie émergente».

Pour la Capec dirigé par le Pr. Ahouré Alban, il s'agit de créer un cadre d’échanges des connaissances sur les stratégies à promouvoir pour amplifier les transformations structurelles de l’économie ivoirienne en vue de l’émergence de la Côte d’Ivoire. Pour ces chercheurs, l’atteinte de l’émergence en 2020 nécessite de fixer des objectifs ambitieux et de construire des bases solides qui pourront soutenir des améliorations durables en termes de bien-être et de croissance économique. Cette ambition ne peut se concrétiser que si le pays réalise de façon durable des taux élevés de croissance du Pib réel par tête, soutenus par des changements substantiels dans les modes de production et de consommation. En effet, l’expérience des pays émergents renseigne que ces pays ont visé la transformation structurelle de leurs économies, avec pour moteur essentiel l’innovation (technologique, organisationnelle, etc.) qui se nourrit des connaissances « supérieures » acquises dans le processus d’éducation.

Bertrand GUEU

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Bertrand Gueu

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  • SOURCE: L'inter

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