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Le Fmi révèle des perspectives moroses en Afrique

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le-fmi-revele-des-perspectives-moroses-en-afrique Tout comme le ministre Diby et le vice-président de la Cgeci, Jean-Marie Ackah, en avant-plan, les opérateurs économiques ont prix connaissance du rapport du Fmi sur les perspectives économiques de l'Afrique. (Photo : DR)
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Le département Afrique du Fonds monétaire international (Fmi) a rendu public, hier, à la Maison de l'entreprise au Plateau, son rapport sur les perspectives économiques régionales.

Face aux opérateurs économiques membres de la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire (Cgeci), Alain Feler, représentant résident du Fmi en Côte d'Ivoire, a révélé des perspectives économiques moroses en Afrique. « La croissance économique de l'Afrique subsaharienne s'est nettement affaiblie, surtout dans les pays qui ont été affectés par le virus Ebola. Non seulement les perspectives économiques sont moroses, mais les risques liés à l'insécurité dans un certain nombre de pays sont grandissants », a présenté le patron du Fmi en Côte d'Ivoire. Il a prévenu que les cours des produits de base pourraient continuer de , surtout en cas de ralentissement plus prononcé de l'activité en Chine. Au vu de ces perspectives peu reluisantes pour l'Afrique, le représentant Résident du Fmi en Côte d'Ivoire a fait une série de recommandations dans l'optique d'améliorer la situation. Alain Feler a invité les pays africains à approfondir les réformes du climat des affaires, maintenir les gains enregistrés et les approfondir, accélérer la mise en œuvre de la réforme du secteur financier, préserver la viabilité de la dette, renforcer le caractère inclusif de la croissance, améliorer la production et la dissémination de statistiques économiques, accroître la mobilisation des ressources internes, poursuivre l'amélioration de la gestion des finances publiques, infléchir graduellement la politique budgétaire, améliorer le suivi des risques budgétaires et maintenir la stabilité macroéconomique. S'agissant spécifiquement de la Côte d'Ivoire, Alain Feler a mentionné que le pays continue d'enregistrer une croissance très forte depuis quatre ans. N'empêche, il a demandé d'approfondir les réformes structurelles. Pour cela, il a évoqué l'accompagnement du Fmi à la Côte d'Ivoire dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (Fec). « Nous sommes à la conclusion du 8ème accord (Fec), qui, nous l'espérons, sera concluant pour la Côte d'Ivoire », espère Alain Feler. Représentant le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Charles Diby Koffi, a donné son appréciation du rapport du Fmi. « Le rapport met en évidence un ralentissement de l'activité économique en Afrique subsaharienne en 2015, avec un taux de croissance qui passe de 5 % en 2014 à 3,75 % en 2015, et attendue en 2016 à 4,25 %. Cette décélération résulte de la conjugaison des turbulences internationales et régionales dues à la baisse des cours des produits de base, pétroliers en particulier, et au durcissement des conditions financières mondiales », a-t-il dit. En dépit du ralentissement enregistré en 2015, Diby a affirmé que l'Afrique subsaharienne possède des fondamentaux macroéconomiques solides et les ressources naturelles et humaines nécessaires pour réduire sa trop grande vulnérabilité aux chocs extérieurs. Le président du patronat ivoirien était représenté à cette cérémonie par son vice-président, Jean-Marie Ackah. Outre les éléments du rapport présentés par le Fmi, Jean-Marie Ackah reste convaincu que la Côte d'Ivoire demeure un pays à fort potentiel de production.

Irène BATH

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